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Samedi 19 novembre 2005

A droite toute (vu du Québec) par Mehr Licht

Catégorie politique
Mise à jour le samedi 19 novembre 2005


Bien sûr je ne peux me targuer de détenir la vérité envers ce que je perçois de l’Europe et de mon pays la France, d’autant plus que je n’y vis pas. Par contre, il est peut-être plus facile de se faire une idée juste sur un sujet bien précis, quand justement on en est éloigné et que la dévotion partisane tant politique que religieuse ne joue que très peu. Aussi quand nous voyons en Amérique depuis quelques mois fondre la popularité de G.W Bush sous la barre des 35%, nous voyons en même temps poindre en Europe une droite pure et dure dans de grandes nations telles la Pologne et l’Allemagne. Examinons donc de plus près, ce que de loin, bien du monde perçoit.

-  En Pologne

Contre toute attente, les frères jumeaux Lech et Jaroslaw Kaczynski ont remporté les élections en Pologne. Leur parti « Droit et Justice » détient le plus grand groupe au parlement et Lech Kaczynski sera le nouveau président. Après une campagne où plusieurs étaient divisés, l’heure est à la conciliation, en politique intérieure comme dans les relations avec l’Allemagne et l’UE. Pourtant...

-  En Allemagne

La droite de Merkel râle après la droite de l’État polonais. L’élection de Lech Kaczynski à la tête de la Pologne inquiète l’Allemagne. Les relations germano-polonaises ne sont pas vraiment au beau fixe. Varsovie rejette catégoriquement les demandes de réparations de certains Allemands expulsés des territoires attribués à la Pologne après la victoire des alliés en 1945. Or le nouveau président a prôné la fermeté face à Berlin. Et les journaux allemands évoquent les risques de dégradation des relations germano-polonaises, tout en dressant un portrait peu flatteur du nouveau chef de l’Etat.

La chrétienne-démocrate Angela Merkel bat le chancelier social-démocrate sortant Gerhard Schröder aux élections législatives anticipées, et devient après de durs pourparlers, la première chancelière de l’histoire allemande. Mais elle n’a pas la majorité absolue des sièges au Bundestag. Il faut cependant affirmer que le seul vainqueur de ces élections est l’ensemble de la classe bourgeoise, dans le combat qu’elle mène contre son principal ennemi, la classe ouvrière.

-  En Grande-Bretagne

Tony Blair fragilisé par sa base travailliste. Réagissant au premier revers de Tony Blair à la Chambre des communes, ses ministres ont fait corps jeudi autour du Premier Ministre britannique pour affirmer que cet échec serait sans lendemain. Quarante-neuf députés travaillistes ont pourtant brisé les lignes partisanes et mêlé leurs voix à l’opposition conservatrice et libérale démocrate pour rejeter l’allongement de la garde à vue de 14 à 90 jours dans les affaires de terrorisme. Au final, le projet de loi soutenu par le gouvernement a été rejeté par 322 voix contre 291.

Pour les observateurs, cet échec parlementaire, son premier depuis son arrivée à Downing Street, en 1997, marque un tournant dans la carrière du dirigeant britannique. "Est-ce le début de la fin ?", s’interroge pour sa part la presse. À quand un passage à droite ?

-  En Italie

Silvio Berlusconi et son parti Forza Italia appellent les Italiens à participer à une manifestation contre les dictatures. Mais il omet de mentionner sur les affiches le dictateur Benito Mussolini provoquant à nouveau la polémique sur sa bienveillance à l’égard du fascisme italien. Silvio Berlusconi avait déjà provoqué une polémique en septembre 2003 en exonérant Benito Mussolini, au pouvoir de 1922 à 1945, de tout crime. « Mussolini n’a jamais tué personne. Mussolini envoyait les gens en vacances aux confins du pays », avait-il affirmé dans une interview publiée par le quotidien "La voce di Rimini". Tout cela nous porte à croire que l’Europe glisse vers une droite aussi fascisante que le sont les politiques de Bush aux Etats-Unis. Que ce soit Kaczynski, Blair, Berlusconi, et Sarkozy, même s’il n’est pas encore chef de l’État Français, tous, nous devons l’admettre n’ont à la bouche, que de bons mots envers leur collègue américain. Il n’y a bien qu’en Espagne où le peuple a indiqué la porte à l’affreux Aznar.

-  En France

Même quand la gauche règne l’esprit de la droite dirige. Les français de la classe ouvrière et des banlieues en savent quelque chose. Pouvons-nous oser dire que depuis la fin de la guerre d’Algérie, les gouvernements de la France ont chacun leur tour laissé pourrir une situation d’apartheid envers les réfugiés maghrébin et toutes les autres ethnies qui se sont greffées à ces derniers depuis. Les « east side » banlieues de Paris et de certaines villes de l’Hexagone nous donnent un aperçu sordide dans lequel les pouvoirs ont laissé se dégrader des situations dues à la crise de l’immigration et à l’échec de l’intégration.

Autrement dit, par la faute expresse et voulue des gouvernements de la France depuis des décennies à ne pas vouloir s’occuper des français de souche maghrébine ou autres, nous en arrivons aujourd’hui à des mesures d’urgences et l’expulsion d’étrangers, à des perquisitions sauvages le jour comme la nuit, des rafles aux faciès, des tutoiements impudents, l’instauration de couvre-feux, l’interdiction de certain rassemblement, enfin, une justice à deux vitesse.

Cette ligne dure, incarnée par le ministre de l’intérieur, Nicolas Sarkozy, suscite bien quelques critiques de la gauche, dont les députés ont voté, mardi soir, contre la prorogation pour trois mois de l’état d’urgence. Mais ce qui semble pour le moins inopportun, c’est de voir qu’une grande partie de la population française soutient les mesures sévères de leur ministre de l’intérieur. « Tous ceux qui pourront être expulsés dans le contexte de la loi le seront parce qu’ils ont participé à des émeutes » à dit le ministre. Même si cette décision a été vivement critiquée par des associations, elle est en revanche approuvée par 63% des Français, selon un sondage publié mercredi dernier. L’action face aux violences du ministre de l’intérieur, candidat à la présidentielle de 2007, bénéficie d’un fort soutient, puisque 68% des Français l’approuvent. Pire que pire, seulement un millier de personnes se sont rassemblées mercredi soir, à Paris, pour manifester à l’appel d’une cinquantaine de partis de gauche, de syndicats et d’associations contre « l’état d’exception » Et pour rajouter la cerise sur le gâteau, nous apprenons que des responsable de la majorité ont estimé que la polygamie avait été un des facteurs de la crise des banlieues. Faut-il être de mauvaise foi pour en arriver là. Le Pen doit se frotter les mains en entendant semblable relent de racisme. La France n’a plus vraiment à être fière de quoi que ce soit vis à vis les nations fascistes nommées ci haut. Présentement, vue de l’étranger, on a l’impression que la France s’enfonce, comme une autruche, la tête dans le sable.

Il est bien difficile vu de loin, faut l’admettre, de comprendre le peuple Français. On se demande parfois, s’il se comprend lui-même. Il y a, à peine quelques mois, les Français disaient non à un référendum européen qui aurait pu les amener vers un libéralisme économique effréné, et qui faisait fi d’un modele social populaire pourtant souhaité. En même temps, Nicolas Sarkozy défend le libéralisme et pourfend le « modèle social français ». Et pourtant, même si ce n’est pas pour des raisons similaires, les français approuvent à 68% les actions d’une droite sévère.

Comment peut-on demander des lois sociales et en même temps encourager les mesures sarkoziennes envers les Français les plus démunis de l’Hexagone ?

Je regardais mercredi à la télévision, l’émission « C’est bien meilleurs le matin » où l’écrivain Jacques Attali était interviewé par René Homier-Roy.

Attali affirmait alors d’entrée de jeu « La France n’est pas à feu et à sang comme on veut le faire croire dans le monde. » Bizarre cette conscience de l’image.

Nous voyons les choses de loin c’est vrai, mais cela ne nous empêche tout de même pas de savoir que les 15 derniers jours, quoi qu’en disent certains français, ont été explosifs.

Monsieur Attali, faudrait pas nous prendre pour des demeurés. Ça a pété partout !

À Paris, à Lyon, à Dijon, de la Bretagne à Strasbourg et du nord au sud. On peut dire ce qu’on veut mais ça a pété ! Les jeunes des cités on manifesté leur ras-le-bol en incendiant plus de 9000 véhicules et des dizaines de bâtiments, dont des écoles et des commerces et le coût des dégâts se chiffre en centaines de millions d’euros. Des dizaines de policiers, pompiers, habitants et bien sûr des centaines d’émeutiers ont été blessés. Près de 3000 personnes ont été interpellées et 400 d’entre elles condamnées à des peines de prison ferme. La peine la plus lourde, quatre ans ferme, a été prononcée à l’encontre d’un jeune qui avait incendié un magasin à Arras (nord). Et aujourd’hui on voudrait nous faire croire que la France n’était pas à feu et à sang, mais si ces événements s’étaient passés n’ importe où dans le monde, c’est exactement ce que l’on aurait dit. Mais pas en France... Voyons... Un peu de sérieux monsieur Attali. Çà bardait drôlement chez vous.

Pourquoi cette fausse pudeur ? À moins que cela soit de la honte ? Peut-être un héritage de l’époque coloniale qu’on désire oublier ? Oublier le laisser-aller de ces trente dernières années ? De ce système de marginalisation que les gouvernements successifs ont mis en place ? De tous ces millions d’immigrés, maintenant Français, qu’on a abandonnés à leur triste sort en espérant que cela ne dégénère jamais, que ces pauvres gens finissent par accepter la pauvreté, la délinquance, le manque d’éducation, le chômage sans jamais rien dire ?

Tout cela parce que les gouvernements ont laissé pourrir le fruit.

Sur le plan politique, cette crise semble finalement avoir profité dans l’opinion à la droite au pouvoir et plus expressément au ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy. La France à mon avis n’a plus rien à envier comme méthode fascisante à la Pologne des jumeaux Kacznski à l’Italie de Berlusconi, et pourquoi pas aux Etats-Unis de Bush.

Oui, la France a finalement mis comme ses alliés européens, la barre à droite toute, sans aucune controverse.

La France a peur, l’Europe a peur, et les gouvernements de droite savent l’entretenir afin quelle serve leur pouvoir. D’ailleurs monsieur de Villepin vient tout juste de rassurer les français en leur disant « Jamais la menace terroriste n’a été aussi forte... Cette menace est d’autant plus sérieuse qu’elle a changé de nature : elle repose sur un mode d’organisation complexe qui mêle des prédicateurs extrémistes implantés sur notre territoire, des individus souvent bien intégrés et parlant notre langue et des organisateurs rompus aux technologies les plus modernes. »

On croirait entendre Bush.

Bien sûr, nos dirigeants espèrent que le peuple croira que ces prédicateurs sont musulmans et se cachent tels des vampires dans les banlieues. Et c’est reparti pour un second tour !

Où se cache donc la France de Jean Jaurès et de Léon Blum ?

Torez

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Lundi 19 septembre 2005
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Dimanche 24 juillet 2005

Terreur effroyable

 

 

 

 

 

 

Il y a presque un an j’écrivais sur le site « Oulala.net », le 19 septembre 2004 pour être plus exact, un article intitulé « Et si certains foutaient la paix aux pays arabes » Je crois aujourd’hui ne pas m’être trompé en écrivant ces lignes. Les attentats sur Londres, revendiqués par des cellules d’al-Qaida, l’attentat à Beyrouth peu après la visite de Codoleezza Rice et l’attentat de Charm el Cheikh où au moins 83 personnes sont déjà portées disparues, toutes ces horreurs semblent maintenant me donner raison, même si Tony Blair nous dit de ne pas nous inquiéter. Ces attentats poursuit-il n’ont aucun lien avec l’envoie de troupes occidentales en Irak, mais qu’ils sont tout simplement le fruit de fanatiques islamiques sans rapport avec les politiques de la coalition. Je trouve ces affirmations déniées de toute responsabilité. Il faut être soit de mauvaise foi ou complètement inconscient pour déclarer de semblables assertions.

 

 

 

Le Maire de Londres, Ken Livingstone, n’est pas du tout du même avis que le Premier Ministre de la Grande Bretagne. Au contraire de ce dernier, il estime que l’interventionnisme de certains pays occidentaux, présents depuis de longues années au Proche-Orient pourrait expliquer les attentats. Ils souligne de plus : « que les problèmes actuellement rencontrés sont le fait que dans les années 80, les Américains ont recruté et formé Oussama ben Laden, lui ont apprit à tuer et faire des bombes contre les Russes en Afghanistan, mais que jamais ils n’avaient pensé qu’une fois cela accompli, Oussama pourrait se retourner contre ses créateurs. »

 

 

 

 

 

 

Livingstone poursuit : « Si, à la fin de la première guerre mondiale nous avions fait ce que nous avions promis aux Arabes, c’est à dire les laisser libres d’avoir leurs propres gouvernements, et étions restés en dehors de leurs affaires, achetant leur pétrole plutôt que de penser que nous devions avoir la mainmise sur les sources d’approvisionnement de ce pétrole, je pense que cela ne serait pas arrivé . » Toujours en parlant des attentats contre sa ville évidemment. Tout cela pour dire, que j’ai plus d’affinité avec le jugement de Levingstone qu’avec les stupides négations de Tony Blair.

 

 

 

Cette course aux attentats n’est malheureusement pas à la veille de se terminer, quand on voit avec quelle vigueur et célérité elle s’intensifie. Il n’y a plus une journée qui passe sans qu’une bombe explose sur cette planète, et elles sont presque toutes revendiquées par des cellules associées à al-Qaida. Devons-nous nous attendre à pire ? Devons-nous envisager, si nous continuons à persévérer avec nos ingérences malvenues dans les pays musulmans, à une conflagration de grande ampleur ? Cela paraîtra peut être loufoque à certains de considérer un tel cataclysme, mais quand on est tout bonnement conscient de ce que le Pakistan a réussi à faire en déjouant par un grand jeu clandestin toutes les nations occidentales, on est à même de s’inquiéter. À l’époque on ne pouvait pas croire qu’un pays aussi peu développé puisse maîtriser une technologie aussi complexe que celle de l’enrichissement de l’uranium afin d’en arriver à la création de la bombe atomique. Aujourd’hui c’est en Iran que le scénario se répète.

 

 

 

Je repose donc ma question. À quand un attentat d’une envergure telle, qu’elle foutra une fois pour toutes la frousse au monde entier ? Si presque n’importe qui possédant une quantité d’uranium enrichi de la grosseur du poing peu fabriquer une bombe capable de détruire des villes comme Nice ou Manchester où irons-nous? Si Oussama ben Laden qui possède assez de fric pour s’offrir cet uranium enrichi, pourquoi ne courtiserait-il pas une partie de l’élite scientifique et militaire du Pakistan pour en obtenir ? Cette élite pakistanaise soutient déjà les actions d’al-Qaida et s’oppose farouchement aux États-Unis et à sa coalition. De plus, que sait-on des trafics portant sur l’arsenal de l’ex-URSS?

 

 

 

Beaucoup de questions, mais devons-nous pas nous les poser? Tout cela n’est effectivement pas très réjouissant, mais quand on sait que la disponibilité d’uranium enrichi est de plus en plus courante et que les secrets de fabrication d’une bombe sont de moins en moins hermétiques, les traités de non-prolifération nous semblent caducs. La suprême terreur nous pend-elle au bout du nez?

 

 

 

Je ne crois pas que les nations occidentales doivent comme le fait Blair, minimiser le fait de la possibilité d’une semblable catastrophe. Et ce n’est pas uniquement en prenant toutes les dispositions nécessaires pour dépister les kamikazes afin de prévenir les actes terroristes que l’on résoudra le problème. Israël a déjà tout fait pour éviter les attentats, il ont même construit une ceinture de 8 mètres de haut autour de leur territoire, et pourtant cela n’empêcher les kamikazes de s’infiltrer. Les musulmans qui ont une épine durement plantée dans le cœur par les États-Unis, la Grande Bretagne et Israël, leur vouent une haine sans borne. Aussi ces musulmans sont de plus en plus nombreux et conscients du danger qui menace leur économie et leur liberté. Comme le disait si bien Ken Livingstone, le « deux poids deux mesures des Occidentaux au Moyen-Orient a mis en colère de nombreux jeunes musulmans » En évoquant la « Plaie ouverte » du conflit Israélo-Palestinien.

 

 

 

Je réitère ce que je disais au début. Quand allons-nous foutre la paix aux arabes et aux musulmans de tous les pays? Il va falloir que certaines nations occidentales changent du tout au tout leurs politiques d’agressions vis à vis ces pays martyrs, sinon dans un an, cinq ans… une horrible surprise cadeau pourrait bien nous péter dans les mains et ce n’est pas après qu’il faudra agir. Si bush, Blair et Sharon ne comprennent pas  ou  ne veulent pas comprendre cela, l’avenir de la planète est bien mal barré.

 

 

 

Mehr Licht  

 

 

 

 

 

 

 

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Samedi 2 juillet 2005

G.W.Bush prend les bouchées doubles ! 

 

La santé économique des Etats-Unis se dégrade de plus en plus, depuis la venue de G.W Bush à la présidence. Notamment après ses guerres en Afghanistan et en Irak. En quatre ans le budget annuel du Pentagone et de la sécurité interne a augmenté de 87 $ milliards. Une hausse de 28% depuis les années de règne de ce super président. Sous le mandat de son prédécesseur, Bill Clinton, les Etats-Unis bénéficiaient d’un excédent budgétaire de 128 $ milliards. En 2004, cela se traduisait par un déficit de 412 $ milliards, la plus galopante hausse de toutes les administrations présidentielles de l’Amérique. Il n’y a pas à dire les américains se sont dotés d’un administrateur hors pair en tant que président. Et ils ont osé le réélire. Pourtant certains voient clair.

 

Monsieur Josh Bivens, économiste de l’Economic Policy Institute, un groupe qui élabore des tactiques afin de protéger une prospérité économique aux Etats-Unis nous dit que : « Le vrai problème, ce n’est pas le déficit actuel, mais ceux du futur et si les réductions d’impôts de G.W.Bush continues, on ne verra plus la fin des déficits. » Faut dire ici, que les fameuses baisses d’impôts dont parle ce monsieur, favorisent uniquement les individus fortunés.

 

Il y a peine quatre mois, la dette publique de l’Amérique Bushienne atteignait les 7 700 $ milliards. Pour le simple citoyen, ce nombre astronomique dépasse l’entendement et il est ardu d’en concevoir l’importance. Pour donner une approximation de l’ampleur de ce déficit figurons-nous sept fois les revenus annuels des six plus grosses compagnies de pétrole dans le monde.  Quand on sait les profits incommensurables que ces pétrolières peuvent faire.

 

Par comparaison, la France qui est en tête de peloton en Europe par rapport à sa dette, à la même époque totalisait 1 270 $ milliards de dettes, soit 6 430 $ de moins que les Etats-Unis.  Une différence par rapport aux populations des deux pays de 1 350 milliards de dollars. Ce qui n’est tout de même pas rien. Il nous faut dire aussi que l’administration Chirac depuis ses deux mandats, même si elle a fait mieux que Bush et sa clique de 1 350 milliards de dollars, elle n’a pas autant investit dans l’armement et sa sécurité intérieure mais quand même endetté les Français d’une façon plus qu’inquiétante. Chez nous aussi il faut que ça change pour le mieux.

 

Mais poursuivons l’étude de cas ruineuse de la soi-disant puissante économique des Etats-Unis. Cette dette faramineuse américaine est loin d’avoir terminé sont ascension et atteint ses limites, puisqu’elle augmente tous les jours de 1.2 milliards de dollars et qu’elle envisage en 2005 un déficit record de 427 $ milliards. Et quant les intérêts monteront, le service de la dette sera d’autant plus lourd, qu’il pourrait atteindre en 2010 les 314 $ milliards par an selon les prévisions du gouvernement lui-même.

 

Selon de contrôleur général des Etats-Unis, David Walker, rien n’ira en s’améliorant durant la prochaine décennie, puisqu’il prévoit un Tsunami qui déferlera sur les finances de son pays.  Tous ces pronostics n’incluent pas les 80 milliards qui devront être déboursés d’ici la fin de l’année pour la poursuite du maintien des troupes en Afghanistan et en Irak et n’incluent pas non plus les coûts de la réforme du système de retraite que Bush a décidé d’entreprendre et pour y parvenir le gouvernement américain devra emprunter environ 2 000 milliards de plus dans les 10 prochaines années. David Walker estime que pour l’amélioration de la « Social Sécurity » (régime assurant une protection pour les aînés et les moins argentés) cela pourrait entraîner à long terme un trou budgétaire d’environ 43 000 milliards de dollars, ce qui équivaut à quatre fois la valeur de l’économie des Etats-Unis et 20 fois les recettes fiscales annuelles du gouvernement fédéral.

 

Enfin, « l’ Economic  Policy Institute » prédit que d’ici une décennie si l’administration Bush continue de maintenir son régime fiscal famélique, les revenus seront engloutis par la santé, le système de retraite et le remboursement de la dette. Il ne restera rien pour l’éducation, la justice et les transports, qui devront être financés à crédit. Comment ce pays ferait-il pour vivre aussi grassement sans puiser à même  les capitaux étrangers investis chez eux ?  Laurence Kotlikoff, professeur à l’Université de Boston nous dit que « le gouvernement de Georges Walker Bush est en faillite et la seule façon d’y remédier sera d’augmenter les impôts de 78 %, réduire les prestations de retraite et d’assurance-maladie de plus de la moitié, ou éliminer toutes dépenses arbitraires.

 

De plus, Stephen Roach, économiste de la Banque Morgan Stanley, affirme que « la dépendance expansive des Etats-Unis envers des prêts accordés par plusieurs pays, risque de leur faire subir un super choc économique. Une brusque chute du dollar pourrait entraîner un Crash, une dépréciation du marché immobilier et une crise économique. L’Amérique joue avec le feu en s’appuyant continuellement sur l’indulgence des pays étrangers. L’incendie est inévitable ». Avant l'incendie, Bush est en train de faire fondre l'économie de son pays, comme un chien qui pisse sur un bonhomme de neige.

                                                             Voilà donc,  où la détermination bornée d’un homme peut entraîner tout un pays.  Des dizaines d’économistes, de professeurs et d’actuaires ne cessent de mettre en garde le gouvernement américain. Rien n’y fait ! L’entêtement de Georges W. Bush finira par faire subir une banqueroute à la plus puissante nation de la planète. Ne nous pétons pas les bretelles car les politiques économiques de notre propre gouvernement, appuyées par le Président Chirac, ne sont pas ce qu’il y a de plus réjouissantes non plus. Les Américains ne s’aperçoivent pas de la faillite ou les entraîne leur Président, tant pis pour eux ! Au moins en France, le peuple a su dire non à une Constitution Européenne, qui aurait pu l’amener vers une croissance expansionniste des riches et un appauvrissement de la classe moyenne. J’espère que nous saurons dire non aussi, à tous ceux qui se présenteront aux prochaines élections tant présidentielles que législatives, s’ils ont l’ambition de nous faire baratter le beurre  pendant qu’eux le mangeront.

 

Torez

 

Sources :  http://www.macleans.ca/topstories/world/article.jsp?content=20050307_101541_101541

 

 

 

 

             

          

 

 

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Vendredi 17 juin 2005

Nul ne peut être contre l’harmonie

 

Il va falloir une fois pour toutes que tous et chacun, nous nous mettions d’accord sur un mot qui nous l’espérons, mettra fin à certaines accusations assommantes qui n’en finissent plus d’être adressées à quiconque ose utiliser ce mot.

 

Il existe présentement en France, autant à la télévision, dans les journaux et même sur Internet, un courant malsain qui est en train de pourrir une partie de l’information à cause de ce mot. Nous parlons ici d’un terme qui semble diviser des acteurs qui pourtant ont bien souvent les mêmes idées, mais qui ne s’entendent pas sur la signification de ce terme. Ce mot que bien des gens emploient, les uns dans un sens, les autres pour d’autres raisons et certains même pour s’identifier ne pèche vraiment pas par unanimité. Ce vocable disons-le enfin, c’est le mot antisionisme. Et il est vrai qu’il est souvent employé à toutes les sauces sans discernement. Il faut admettre qu’il est ardu pour un non juif même instruit en la matière de ne pas s’emmêler les pieds dans les fleurs du tapis.

 

Nous allons tout de même avec le plus de modestie possible essayer de décortiquer ce vocable. Cela tranquillisera peut-être certains antagonistes qui accusent à tous vents ceux qui emploient le mot sionisme et par extension l’antisionisme pour critiquer les politiques expansionnistes et ségrégationnistes du premier ministre d’Israël Ariel Sharon.

 

Par opposition à la doctrine du sionisme, l’antisionisme aurait trois fondements, totalement opposés :

 

Le premier, est dû aux nationalistes. Les juifs sionistes habitant un pays comme la France par exemple, sont considérés comme des traîtres à celui-ci par certains. Assez bizarre comme idée, puisque ce sont justement des antisémites qui refusent d’abord de considérer les juifs comme des compatriotes, pour les taxer ensuite d’antipatriotisme. Ce qui entraîne à coup sûr le révisionnisme. Ceux-là, font partie à n’en pas douter de l’extrême droite raciste.

 

Le deuxième est purement théologique. Certains courants religieux juifs considèrent que le retour en Israël ne peut s’effectuer que lors de la venue sur terre du Messie. Le sionisme, dans cette optique nous semble donc une hérésie.

 

Et enfin le troisième qui nous parait plus humaniste, considère que cette doctrine est présentement néfaste puisque ségrégationniste et prônant l’ostracisme à l’égard des palestiniens ou, tout simplement, parce qu’elle est religieuse et nationaliste. On peut donc être dans cette optique, antisioniste, tout en étant juif israélien.

 

C’est le plus souvent en se référant au troisième paragraphe que ceux qui osent condamner Ariel Sharon et ses politiques s’identifient. Malgré cela, malheureusement, certains sionistes taxent souvent ces derniers d’antisémitisme sans raison (non pas le racisme contre les sémites au sens large mais réduit aux seuls juifs dans la réalité) semant ainsi cette confusion malsaine dans les esprits. Maintenant, que ceux qui se disent antisionistes parce qu’ils s’opposent à un État juif non ethnique et doté d’une démocratie laïque, sont à notre sens des individus bornés et dénués de tout humanisme. Préciser d’avantage nous apparaît difficile et nous croyons que ceux qui n’auraient toujours pas compris les différences seraient sans doute de mauvaise foi. Par contre si nous errons encore, il nous fera plaisir d’accueillir toutes explications supplémentaires et constructives.

 

Lorsque nous disions plus haut, que ce mot ambigu pouvait diviser des individus qui pourtant prêchent les même solutions quand aux politiques présentes en Israël, nous pensions justement aux militants juifs de France du groupe Shalom Arshav (La Paix Maintenant) * qui sans accepter les condamnations unilatérale d’Israël, n’acceptent pas non plus le soutien inconditionnel aux actions de son gouvernement. Ces gens se disent sionistes et croient à la pertinence ou à la légitimité d’un État juif en Palestine. Et d’après ce qu’ils nous disent, ils ne cessent pas de combattre pour un compromis équitable fondé sur les principes suivant :

 

* reconnaissance de l’État palestinien, à côté de l’État juif.

* partage de la terre entre les deux États selon le tracé de la ligne verte.

* partage de souveraineté sur Jérusalem.

* démantèlement des colonies juives de Cisjordanie et de Gaza.

* retour des palestiniens sur le territoire de l’État palestinien.

Il faut admettre que les palestiniens demandent la même chose depuis longtemps. Douter de l’intégrité morale du groupe Shalom Arshav serait pour le moins de mauvais goût.

 

Par contre nous sommes obligés de constater, que certains membres du comité de parrainage de ce groupe nous semblent peu crédibles de par les propos qu’ils ont tenus envers certains individus et groupes d’individus, car au lieu de prôner la paix par leurs paroles, ils attisent plutôt la haine. Il faut croire qu’il y a dans toutes sociétés désirant faire le bien, quelques moutons noirs marchant toujours à contre sens sabotant par le fait même le bon travail des autres. Ces moutons noirs souffrent de « judéophobie » car à chaque coin de rue ils y voient un antisémite. Il s’agit que l’on ose critiquer certains agissements de groupes d’extrême droite juifs ou blâmer d’une façon un tant soit peu intempestive les atrocités faites aux palestiniens par l’État Hébreux, pour que ces pourfendeurs s’excitent de façons disproportionnées. À moins que ces gens-là aient la ferme conviction qu’à eux seuls revient le droit de désapprouver les juifs qui contreviennent à la simple humanité ? Ils feraient mieux de s’en prendre à des groupes vraiment racistes comme le Betar-Tagar, La Ligue de Défense Juive et le Rav Kahana qui ont tous pignon sur rue en français sur Internet, au lieu de faire tout un plat avec ceux qui emploient parfois les mots sionisme et antisionisme par manque de discernement ou à mauvais escient. On peut reprendre un individu gentiment quand ils se trompent sans pour cela automatiquement le traiter de raciste.

 

Pour en revenir à plus d’humanisme, terminons cette mise au point par un souffle d’espoir. Il est bien évident que sur le territoire de notre beau pays, il y a plus de citoyens qui aspirent à un règlement au conflit Israélo-Palestinien que d’individus qui y sont radicalement opposés. Ces derniers sont soit des fanatiques religieux ou des racistes tout simplement. Travailler pour la paix devrait être la responsabilité de tous. Alors aspirons donc à l’espoir d’un règlement aux conflits qui bouleversent les pays du Proche et Moyen-Orient, pour qu’enfin des sociétés libres et démocratiques renaissent des cendres et parviennent finalement à vivre ensemble dans l’harmonie et l’égalité. Que cette espérance ne nous empêche pas, bien au contraire, de continuer de dénoncer avec vigueur tout ce qui s’apparente à de la discrimination, de l’oppression et de la déshumanisation.

 

David Torez

 

*(http://www.lapaixmaintenant.org/article421)

 

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