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Vendredi 27 mai 2005

Les médias faussent souvent la représentation du conflit Israélo-Palestinien.

Plus que tout autre conflit international, la représentation que l’on a du conflit entre Israël et les Palestiniens est fondamentalement faussée à la base, dans ce que ce conflit a de plus essentiel. En effet, dans les médias les plus importants du monde occidental, le rôle d’agresseurs et de victimes a été inversé. On présente les Palestiniens comme étant la source de la violence et les Israéliens comme désirant la paix à tout prix, mais ne trouvant pas de partenaires pour la faire du côté palestinien. La distorsion se manifeste de plusieurs façons que nous allons analyser. Un des aspects du phénomène, c’est que cette distorsion n’est pas reconnue pour ce qu’elle est. La distorsion des enjeux n’est pas un choix nécessairement mal intentionné de la part de ceux et celles qui oeuvrent dans les médias, du moins dans les médias qui ne sont pas directement liés au pouvoir. Au contraire, nous croyons que beaucoup d’entre eux se pensent et se veulent objectifs. Mais le produit final de la représentation médiatique ne l’est pas, et nous allons essayer d’expliquer pourquoi.

Tout d’abord, contentons-nous de remarquer une chose : La plupart des photos ou vidéos que les médias nous montrent sur le conflit, c’est très souvent des Palestiniens en position agressive, en train de lancer des pierres, de brûler des pneus ou de brandir des pancartes portant des slogans agressifs. Nous les voyons plus rarement représentés comme des êtres humains à part entière : qui pleurent leurs morts, qui s’inquiètent pour leurs blessés et qui souffrent. Nous voyons rarement des bulldozers israéliens détruisant des oliveraies ou démolissant des maisons. Nous avons vu des photos du mur soi-disant de protection, mais avons-nous vu une seule fois les Israéliens en train de le construire ?

Tout ceci permet de renforcer cette image selon laquelle les Palestiniens sont agressifs, que leur culture leur inculque la haine des Juifs et qu’il n’y a pas de moyens de faire la paix avec eux. Ils sont traités de terroristes par les médias alors qu’ils ne sont que des résistants qui se défendent comme ils le peuvent. Par opposition, les Israéliens sont très souvent montrés comme ceux qui souffrent, ceux qui sont menacés et qui désirent la paix.

Remarquons en passant que l’image qu’on a du conflit en lisant les médias israéliens est beaucoup plus proche de la réalité, et qu’on y trouve beaucoup d’informations, d’analyses et de prises de position que de nombreux journaux occidentaux auraient peur de publier. Exemple flagrant lu dans le journal « Ha’Aretz », Tel-Aviv, ce cri de colère contre la politique d’Ariel Sharon dans les territoires palestiniens, par Shulamit Aloni, ex-ministre de la culture du gouvernement Rabin et leader de la gauche israélienne :

« Nous n’avons pas de chambres à gaz ni de fours crématoires, mais il n’existe pas qu’une seule méthode pour commettre un génocide. Le docteur Ya’akov Lazovik écrit dans le journal « Ha’Aretz » que le gouvernement de l’État d’Israël  et la nation ne sauraient projeter de commettre un génocide. Est-ce de la naïveté ou de l’hypocrisie ? C’est difficile à dire. On sait bien qu’il n’y a pas qu’une façon de commettre un meurtre, et cela vaut également pour le génocide. L’écrivain Y.L Peretz  parlait de ce « chat vertueux » qui ne fait pas couler le sang, mais qui étouffe ses victimes. Le gouvernement israélien, avec son armée et ses instruments de destruction, non seulement fait couler le sang, mais étouffe aussi ses victimes….Bien entendu, avec notre hypocrisie, avec l’adoration que nous vouons à notre «morale juive », nous faisons en sorte que tout le monde sache que les victimes palestiniennes sont merveilleusement soignées dans nos hôpitaux. Mais nous nous gardons bien de faire savoir combien de palestiniens sont exécutés de sang-froid dans leur propre maison. Le génocide dont il s’agit aujourd’hui n’est pas le même que celui dont nous avons été victime dans le passé. Comme me l’a dit l’un de ces généraux malins, nous n’avons pas de chambres à gaz ni de fours crématoires. » Nous ne lirons jamais à la UNE de nos journaux une semblable déclaration. Peur de publier ? Pourquoi ? Et de qui ? Tout le monde le sait, mais peu osent le dire. 

Et pour continuer notre analyse, l’exemple le plus frappant est le pourcentage de territoire qu’Israël veut conserver en violation du droit international. D’une part, on oublie de dire qu’Israël a déjà obtenu 78% du territoire palestinien, et qu’il tente de garder en plus des ces 78%, une partie des 22% auxquels les Palestiniens avaient finalement accepté de se résigner. Les médias calculent mal le pourcentage qu’Israël veut conserver dans ces 22%. Quand ils en discutent, les politiciens et les médias reprennent la propagande israélienne à l’effet qu’Israël était prêt à ne garder que 20% de la Cisjordanie. En réalité c’est beaucoup plus : car Israël a annexé la partie arabe de Jérusalem, après avoir étendu les frontières municipales de la ville pour englober près de 10% de la cisjordanie. Bien que cette annexion fut considérée illégale par l’ONU, cette zone annexée n’est jamais incluse dans le calcul du pourcentage de territoires occupés et qu’Israël désire conserver à tout prix même en violation du droit international. Bien peu souvent les médias nous disent que le mur de l’apartheid gruge aussi une grande partie du territoire palestinien.

Pour conclure, nous dirons que les médias jouent un rôle majeur dans la représentation du conflit, en reprenant quelquefois, sans s’en rendre compte peut-être, les interprétations du conflit mises de l’avant par les organes de propagande israéliens.

On présente les réactions des Palestiniens, sans présenter ce à quoi ils réagissent, Ils apparaissent alors comme les agresseurs et non comme les victimes d’une occupation militaire reconnue comme telle par le droit international ainsi que par bien des pays. Le fait que ces interprétation soient dominantes, permet aux gouvernements des pays occidentaux d’apporter leurs appuis à l’occupation militaire de la Cisjordanie et de Gaza, tout en se donnant une image de force et de paix. Cet appui à l’occupation militaire s’exprime par le fait qu’on cesse de la désigner par ce qu’elle est véritablement et qu’au lieu de demander la fin de cette occupation et l’application du droit international, on encourage les Palestiniens à reconnaître la légitimité de l’occupant.

Ce qui permet cette supercherie, c’est un système d’interprétation qui ignore les faits sur le terrain et qui utilise un langage dont les termes ne désignent plus ce qu’ils sont censés désigner : Ainsi le désir du gouvernement israélien de conserver seulement près de 20% de la Cisjordanie, en violation du droit international, est présenté comme un compromis majeur. Et la proportion même de 20% est déguisée en 10% parce qu’on n’y inclut pas Jérusalem Est, qui fait pourtant partie de la Cisjordanie et dont les frontières municipales ont été agrandies.

Les informations importantes ayant été supprimées du discours dominant, les nouvelles étant présentées de façon à produire un impact émotif favorable à l’occupation militaire et le système d’interprétation dominant permettant de blâmer les victimes, la table est prête pour qu’un racisme ouvert s’exprime contre les Palestiniens, sans que cela ne soulève de tollé.

En retour, cet appui des politiciens à l’occupation, légitimise le discours dominant dans les médias et rend le racisme anti-palestinien « respectable ».On peut répéter la propagande israélienne en se donnant une image objective, alors que des journalistes qui disent les choses comme elles sont et qui appuient l’application du droit international, sont automatiquement étiquetés de pro- palestiniens.  Certains même iront jusqu’à subir les foudres de grands patrons de presse, ou de sionistes enragés. Souvenons-nous il n’y a pas si longtemps, du licenciement politique du journaliste Alain Ménargues.

L’effet de tout cela, c’est qu’Israël  n’a jamais cessé d’être encouragé à poursuivre sont occupation militaire et au lieu de se terminer, le conflit va ainsi se prolonger longtemps, avec l’indifférence des pays occidentaux. Même si nous voyons Bush aujourd’hui congratuler Mahmoud Abbas et lui promettre du fric pour la bande de Gaza après le retrait des colons israéliens, ce n’est pas cela qui fera changer Sharon d’opinion sur son « grand Israël ». Ce n’est pas la première fois non plus, que les États-Unis font des promesses, et cela ne leur coûte pas cher. Les promesses et les mensonges sont d’ailleurs devenus une réalité dans le monde glauque des hommes politiques.  

Comme le disait Abraham Lincoln « Vous pouvez tromper tout le monde un certain temps ; vous pouvez même tromper quelques personnes tout le temps ; Mais vous ne pouvez tromper tout le monde tout le temps. »

Torez

Ce texte est en partie tiré d’une conférence donnée par Monsieur Rachad Antonius, sociologue et analyste spécialisé du Moyen-Orient. Université de Montréal.

 

Par Torez - Publié dans : honnetete
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Mardi 24 mai 2005

Avons-nous droit à tout autre débat ?

 

 

Sur TV5, à l'émission d'Olivier Giesbert, Culture et Dépendance, nous avons entendu pour la énième fois à la télévision les propos oiseux et racistes de monsieur Finkielkraut, appuyé à l'occasion par Élisabeth Lévy, cette indécrottable journaliste de fonction qui s'étouffe comme une asthmatique en crise à chaque fois qu'on attaque ses pairs.

 

 

Finkielkraut qui déjà en 2003 nous annonçait sa « peur de l’autre » ose nous dire qu'il a bien de la difficulté de vivre en France, vu la soi- disant montée d'un certain antisémitisme et de toutes les insultes qu'il reçoit. Personnellement, je n'ai rien contre un départ du territoire Français de ce genre de type. Vous qui défendez si bien l'État Hébreux, vous oubliez un "détail" Monsieur Finkielkraut ; si les Français faisaient avec vous ce que les israéliens font avec les arabes, il y a longtemps que vous auriez passé sans permission de retour les frontières de la France. En France on vous laisse le choix.

 

 Nous pourrions presque traduire les pensées de notre philosophe tellement ce qu’il exprime semble clair. Nous dirions que ce pauvre homme à n’en pas douter, vit dans une France de pogroms. Paris lui rappelle Berlin 1938 et si nous savons vraiment interpréter ses lubies, nous verrons surgir des synagogues en flamme et des Juifs coiffés de Kippas, lynchés par des nègres forcenés et des arabes en furie. Essayez monsieur Finkielkraut de cesser de comparer les autres à des antisémites et vous verrez que vous ne recevrez plus aucun message soi-disant vous insultant. Autrement dit, faites comme d’autres, soyez plus discret et cessez de vous plaindre sans cesse. Philosophez à toute vapeur si vous voulez, mais avec plus de retenue et surtout moins de haine.

 

 

Mais malheureusement, pour l’instant, Finkielkraut, vous êtes un éternel  geignard, comme si vous et vos semblables étiez les seuls à avoir subi d'horribles situations. Dans l'émission, vous avez de nouveau avec votre copine Élisabeth Lévy, condamné Dieudonné. Personne n'a d'ailleurs osé défendre ce dernier, même pas sa sœur de peau Calixte Beyalla. Seul Tariq Ramadan a répondu aux propos accusateurs et racistes tenus envers Dieudonné par Finkielkraut et Élisabeth Lévy. Il leur a dit : « Vous osez encore accusé Dieudonné alors que la justice Française l'a exonérer de tout blâme. » Évidemment, il faut vraiment être de mauvaise foi ou avoir une sérieuse haine plantée dans le cœur pour continuer à condamner un individu qui a gagné les 17 procès que des sionistes lui ont intentés.

 

 

Allons-nous en France, avoir enfin à la télévision un débat sur Israël ? De ces débats il y en a sur la Bosnie, sur l'Irak, sur l'Afghanistan, sur la Tchétchénie, sur l'Ukraine, sur l'Ouzbékistan etc.… Nous pouvons critiquer ces pays à tire larigot sans problème. Mais sur Israël jamais ! Pourquoi ? Parce que les sionistes ont une frousse terrible que les Français s'aperçoivent enfin des horreurs qu'ils font subir aux Palestiniens. Oui ! Un débat sur les politiques de l'État Hébreux, sans qu'il y est à tout coup les sionistes de services défendant Israël comme leur dernier os à gruger. Merde ! Vous ne me ferez pas croire qu'il ne serait pas normal de voir enfin un débat avec au moins 4-5 Français de toutes ethnies et 1-2 Juifs non sionistes. Cela changerait peut-être l'optique de bien du monde. À quoi, à qui doit-on cette surreprésentation des sionistes les plus belliqueux dans les médias français ?

 

 

À l'émission de Thierry Ardisson « Tout le Monde en Parle » on nous a servi Arno Klarsfeld. Ce sioniste Français qui va se battre dans l'armée de Sharon et qui sans honte vient nous raconter son histoire, la mèche de cheveux dans les yeux, un sourire provocateur et avec une difficulté de prononciation qu’on n’attend pas d'un avocat. Entre vous et moi, que vient foutre sur les ondes cet insignifiant fils à papa, qui n'a rien d'autre à avancer que ses petits faits d'armes personnels dont tout le monde se fout. Mais non ! On nous impose ce petit vibrion sioniste sur TV 5 et qui grâce à ce média fait le tour du monde. Vous voyez bien que ce n'est pas sérieux.

 

 

Nous étions habitués de voir et d'entendre à la TV, même si nous en avons marre, les Gluksmann, les Adler, les Finkielkraut, les Klarsfeld et les BHL…et quand ce dernier, pour une fois ne fait pas partie du décor, il s'arrange pour qu'un cireur de pompes "Philippe Boggio" soit présent et fasse son apologie par une "biographie" bien complaisante.

 

 

Dans une surenchère proche de l'emballement, nous voyons maintenant se joindre à tous ces pollueurs d'antennes leurs confrères naguère plus modérés. Les Bernard Kouchner, les Patrick Bruel, les Élie Semoun, Chirelle etc.… osent maintenant afficher leur conviction au droit "biblique" qu'auraient les sionistes de posséder "leur" pays . Ces individus ne parle jamais des crimes d'Israël. Il voit des criminels à bien des endroits, mais pas là-bas. Quelques 700,000 Palestiniens ont perdu leur toit depuis la création d'Israël et les sionistes refusent le retour de ces populations qui s'élèvent à environ 4 millions de personnes. Si cela n'est pas du racisme messieurs les Finkielkraut and cie, je me demande bien ce que c'est ?

 

 

L'ennui, quand ces gens-là s'agitent pour soutenir colonisation, massacres et autres exactions, c'est que le vieil antisémitisme, le vrai, celui de l'extrême droite, peu prospérer en toute tranquillité. Les fachos les aiment bien ces gens-là, ils partagent les mêmes valeurs racistes. À trop faire semblant de confondre l'antisionisme des démocrates avec l'antisémitisme nauséabond des nazillons d'hier et d'aujourd'hui, les valets de Sharon affaiblissent la démocratie, oublient la laïcité et se renient au point de favoriser à longueur d'antenne le retour de la bête immonde sous toutes ses formes.

 

 

Messieurs les sionistes, si on ne vous aime pas, ne vous posez pas de questions « abracadabrantisémite » c'est tout simplement parce que vous êtes fort peu aimables. Vous n'aimez que vous et votre unicité biblique. Ce qui fait de vous aujourd'hui les nouveaux racistes. D'ailleurs, on entend moins parler de Le Pen, car vous l'avez avantageusement remplacé. La tristesse dans tout cela, c'est que les sionistes font peur à la majorité des Français et même à bien des Français d'origine et/ou de religion juive. Ces Français n'osent plus guère vous critiquer par crainte d'être traités d'antisémites et d'être traînés en cour de "justice". Gilles William Goldnadel en fait d'ailleurs ses choux gras.

 

 

C'est pourquoi il ne faut jamais l'oublier : Israël est un pays criminel où l'apartheid fait loi et peu importe ce que disent les sionistes du monde entier : il faut les combattre sans relâche pour ne pas assister comme en 1933 en Allemagne à la montée d'un nouveau nazisme, et pour mettre un terme à la ségrégation criminelle perpétrée en Palestine occupée, comme naguère les noirs l'ont subie en Afrique du Sud.

 

Torez

 

 

J'invite tous les Français à lire le bouquin d'Alain Ménargues « Le Mur de Sharon » Presse de la renaissance.

 

Aussi celui de Carlos Fuentes, son plus récent ouvrage en français, qui est un recueil de chroniques « contre Bush » sur l'obtus président des États-Unis.

 

Par Torez - Publié dans : honnetete
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Samedi 21 mai 2005

Guerres civiles ou paix ?

 

Pendant que nos hommes politiques, se félicitent mutuellement d’une possible démocratie en Irak, nous petit peuple dont l’opinion n’égratigne même pas leur ego, assistons plutôt impuissants à la naissance d’une guerre civile entre communautés religieuses. Le peuple irakien commence vraiment par avoir marre des soldats de la coalition et les Sunnites qui ont perdu le pouvoir lors de la prise de Bagdad, ont peur d’un retour en arrière si des Chiites intégristes réussissaient à mettre sur pied une république islamique. À quoi devons-nous nous attendre? L’avenir ne semble pas aussi réjouissant que veulent bien nous le faire croire les Blair, Bush and Cie.

 

En Israël même topo. Si nos dirigeants politiques voient d’un bon œil le retrait des colons Juifs de la bande de Gaza, nous peuple sans voix, voyons encore pendant ce temps monter une sourde colère chez les colons et les rabbins. Quand Pinchas Wallerstein chef colon, qualifie de « …dimanche noir » la nouvelle de Sharon sur le retrait des colonies, ou il rajoute  « Nous devons reconnaître que nous nous orientons vers un déchirement du peuple… Nous ne permettrons pas que cette évacuation ait lieu, fût-ce au prix de vies humaines et de ma propre vie ». Avons-nous le droit de nous poser des questions quant à la réussite du plan Sharon ?

 

D’autant que le rabbin Yehiel Elnekaveh a jugé la décision du cabinet Sharon « contraire à la Torah qui enjoint aux Juifs de préserver Eretz (Israël, aux frontières bibliques) et de ne pas évacuer les Juifs de leurs demeures ». Il rajoute qu’il exclut que « la moindre goutte de sang juif soit versée » dans le contexte de la lutte des colons. Alors, dans leur colère tous ces colons Juifs quel sang vont-ils verser pour faire rater le plan de retrait ? Il ne reste que celui des Palestiniens. À moins qu’un autre fanatique juif assassine Sharon ? Non! Voyez-vous, nous ne savons pas comment Ariel Sharon va pouvoir exécuter son plan de retrait sans casse.

 

Si le gouvernement Israélien devait utiliser l’armée, les colons vont-ils tirer sur leurs frères ? L’armée, advenant un refus d’évacuations des colons, va-t-elle employer la force envers ces derniers ? Et si l’armée n’emploie pas la force, nous ne voyons pas pourquoi les colons bougeraient. Autrement dit on se retrouve à la case départ et l’analyse n’est pas si bête. Les colons vont-ils obéir  à Sharon ? Rien de moins sûr, surtout quand on sait que bien des colons extrémistes sont prêts à tout  pour conserver les territoires qu’ils ont selon leur idéologie arrachés de haute lutte sur le Grand Israël. À quand des colonies juives en Jordanie et en Syrie ? Car selon les écritures, une partie de ces pays fait aussi partie d’Israël.

 

Désobéissance ou guerre civile comme en Irak ? Nous pouvons tout craindre, car dans un communiqué, le comité des rabbins du conseil des localités juives de Cisjordanie et de Gaza, principale organisation de colons, a affirmé que « La Hachala (tradition religieuse juive) établit qu’un roi agissant contre la Torah ne doit pas être obéi » toujours selon ce texte « toute personne qui provoque la division du peuple juif et se montre insensible aux préceptes de la Torah, se rend coupable de graves manquements ». Sharon n’est-il pas le roi qui ose diviser le peuple juif ?

 

Pour terminer : Ce qui nous semble aussi très inquiétant, c’est que les éléments les plus radicaux de la droite nationaliste israélienne, ont exprimé leur soutien à des pétitions appelant les militaires à désobéir aux ordres d’évacuation. Évidemment, une majorité d’Israéliens ne pensent plus qu’à une paix entre la Palestine et leur pays et que ce conflit cesse une fois pour toute. Mais comment pourra-t-il cesser, si les colons ne se prêtent pas de bonne grâce au retrait de toutes les colonies juives de Gaza et de Cisjordanie ?

 

Nous savons aujourd’hui qu’ils existent 250 colonies juives en Cisjordanie. C’est à dire 450,000 colons qui occupent le territoire palestinien. Ces colons nous disent qu’ils se battront jusqu’à la mort advenant un ordre de retrait. Ils disent aussi qu’ils sont des petites sociétés implantées sur le territoire du grand Israël et menacées par un peuple hostile. Quel Culot!  Ariel Sharon le premier, dit qu’il ne permettra pas à des phalanges extrémistes de lui dicter leur politique. Mais aussitôt fait il réplique « J’assure le Likoud que le retrait de la bande de Gaza n’annonce pas la fin de la colonisation en Cisjordanie, notamment dans la région de Jérusalem-Est ».

 

Si c’est comme cela que l’infâme Sharon désire faire la paix avec les Palestiniens, l’avenir s’annonce bien sombre.  Ce raciste se fout des pauvres Palestiniens, comme il s’est toujours foutu du monde entier. De l’ONU et même de ses partenaires américains. Seul le maire de Londres, Monsieur Ken Livingstone a osé qualifier  le premier ministre d’Israël de « criminel de guerre » et qu’Il « devrait être en prison plutôt qu’à son poste. » Si tous nos hommes politiques avaient autant de c..au c.. Que le maire de Londres, Sharon aurait peut être depuis longtemps changé de « JOB »

 

Il n’y a pas à dire, les religions fondamentalistes, d’ou quelles viennent, d’ou quelles soient, foutent la merde autant aux États-Unis, en Irak qu’en Israël.

 

Torez

Par Torez - Publié dans : honnetete
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Samedi 21 mai 2005

Depuis longtemps nous décrions les crimes d’Israël et des États-Unis commis envers la Palestine, l’Irak et le Pakistan, et nous avons raison. Malheureusement nous oublions trop souvent qu’ailleurs, cela ne va pas très bien non plus. Des pays occidentaux comme la Roumanie, le Kosovo et Haïti sont pratiquement en chute libre. Et que dire de l’Afrique, ou le quart de la population crève du SIDA, de faim et de soif, quand ce n’est pas de morts violentes dues à des luttes intestines. Dans bien d’autres endroits dans le monde et Dieu sait s’il y en a, de pauvres populations sont carrément exploitées soit par leurs propres dirigeants ou par des nations colonisatrices.

 

Des milliards d’enfants, de femmes et d’hommes de tous ages souffrent dans leur esprit et dans leur corps sur cette planète.  Cette dernière, pourtant, pourrait être si accueillante, si les horribles monstres assoiffés de sang et de rapines, mettaient ne serait-ce qu’une part de leurs fortunes à la disposition du pauvre monde ? Au lieu de le saigner à blanc. Mais arrêtons-nous de suite, car nous rêvons en couleur….pourtant cela serait si beau, si l’arc-en-ciel réunissait tous les peuples sous une même bannière, ou aucune caste, aucun pouvoir et aucune fortune ne venait ternir cette splendide arche d’alliance. C’est malheureusement en noir et gris que la vie de la plupart des hommes s’écoule sur la terre.

 

Sans cesse nous voyons à la télévision des personnes misérables. On nous montre même chez nous, à notre porte, des gens qui souffrent. À Barbes, HLM et promiscuité égalent délinquance et pauvreté. Une femme de quarante ans, aux yeux et aux cheveux noirs, affiche presque soixante ans. Elle ne travaille pas mais a tout de même deux adolescents à faire vivre. De sa fenêtre du cinquième étage, elle leur crie dans sa langue, de ne pas faire les cons. Ces deux-là s’en moquent et lui montre le majeur… car sous la couverture, quelque fric peut se faire. La police des nantis rôde, elle surveille et parfois pique nos deux ados… et la mère pleure…et tout le monde s’en fout. Quand les pauvres trinquent, qui s’en soucie ?

 

Pendant ce temps, à la même télévision, nous voyons des ( soaps ), ou des gens riches disputent le pouvoir et le fric à d’autres gens fortunés et tous semblent heureux dans leurs magnifiques propriétés. Entre deux émissions, la publicité n’est faite que pour les riches. Eux seuls peuvent se payer le luxe d’acheter les produits qu’on leur impose. Les pauvres  la regardent aussi sur leur vieux poste à oreilles de lapin, et salivent devant l’étalage de marchandises auxquelles ils n’auront jamais accès. Cette publicité pourrie frôle l’ignominie quand elle présente cette belle nénette caressant langoureusement la carrosserie  de cette rutilante bagnole. Quand le riche voit ça il s’en fout, car il n’a pas besoin de ces  images pour s’offrir la bagnole et la nénette en prime.

 

Pendant ce temps là, le pauvre mec, levé à cinq heures du mat, continuera de pédaler sur sa vielle bécane jusqu’au turbin. Son patron arrivera à l’usine vers onze heures trente dans sa puissante cylindrée décapotable à l’heure du casse-croûte, pour que les ouvriers puissent la reluquer et par le fait même, zieuter la nénette aux cheveux platine assise près de lui. Cette dernière, après avoir déposé son riche amant, repartira au plus sec avec l’auto dans un nuage de poussière afin d’épater la galerie de pauvres bougres. Elle se dirigera vers les plus chics magasins de luxe pour y dépenser aussi sec une partie du fric de l’affameur de pauvres que les ouvriers n’auront pas dans leurs poches. La boucle est bouclée. Le regretté Jacques Tati avait tout compris depuis belle lurette.

 

Pas besoin d’aller bien loin pour trouver la misère…elle est collante et gluante cette misère. Avant, elle se cachait dans des trous sombres la misère…elle avait honte de se montrer. Aujourd’hui, partout on la voit s’étaler au grand jour, car elle n’a plus d’endroit ou se planquer…elle ne peut plus fuir devant les caméras de télévisions…on la débusque ou qu’elle soit cette douloureuse misère…elle geind, elle pleure, elle crie au secours la déchirante misère, tout le monde la voit mais personne ne l’écoute. Elle a deux défauts la misère : pauvre elle est, c’est  le moins qu’on puisse dire, mais son pire défaut est d’être relative. Car laquelle de ces deux femmes est la plus malheureuse, la parisienne qui par manque de pognon peine à nourrir ses deux mômes et qui tous les jours est confrontée au gaspillage des riches ? Où cette femme Danakili vivant dans les plaines steppiques d’Éthiopie, qui sarcle des champs presques stériles, ou elle trouvera tout de même quelques racines pour apaiser la faim de ses deux enfants ? Cette dernière ne connaît pas la surconsommation des nantis. Deux femmes relativement aussi pauvre l’une que l’autre.

 

La richesse par contre, accumule non seulement son fric et son pouvoir, mais quand elle le peut, elle se cache dans des quartiers résidentiels ou de somptueuses villas se jalousent leurs façades comme des courtisanes. Dans ces quartiers, la richesse a installé des caméras privées, qui espionnent de soi-disant petits banlieusards affamés du « East Side » qui pourraient venir lui piquer quelques résidus de table débordant de ses poubelles nickelées. Cette pantagruélique et écoeurante richesse se pourlèche les babines… elles bouffe la richesse… elle est obèse la richesse, elle se goinfre, la gourmande richesse de la vie des pauvres, elle a soif, elle avale et se saoule de la sueur des indigents. De plus elle n’a pas honte la richesse de posséder à elle seule les trois quarts des ressources de la planète. Non! La richesse se vautre dans le luxe et le lucre…elle gruge et finira par prendre toute la place. Elle est heureuse la richesse et du reste elle s’en tamponne le coquillard…elle s’en fout cette putain de richesse. Quelle différences entre une Parisienne riche du 16eme et une riche Américaine de Long Island ? La langue ! Mais aussi la langue à sucer les pauvres !

 

Pendant que les trois quarts de la population crèvent de faim et de soif et de… les riches, parce qu’ils imposent des quotas, brûlent des tonnes de blé et déversent des millions de litres de lait dans des fosses. La farine et le lait en poudre en surplus ils ne donnent pas les riches, ils jettent. Autrement dit, il y a automatiquement, vu le nombre effarant de pauvres, beaucoup moins de riches sur cette foutue planète et il est certainement plus facile d’être heureux quand on est plein de flouse que quand on a pas un rond….et si il y en a qui osent me dire le contraire de cette Lapalissade, je leur répondrai comme notre regretté bédéïste Jean Marc Reiser «  LES GENS HEUREUX ME FONT CHIER ».

 

Torez

 

Je tiens à dire que je suis seul responsable des mots grossiers de cet article, et ils ne s’adressent qu’à des personnes fictives.

 

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Vendredi 20 mai 2005

Pour bien expliquer notre position envers l’antisémitisme et expliquer une fois pour toute à ceux qui continuellement nous cherchent des poux, parce que nous ne sommes pas d’accord avec leurs positions politiques ou humanitaires, voici un texte de monsieur Michel Habib Deloncle, ancien ministre Gaulliste. Nous aurions pu écrire ce texte afin de bien faire comprendre à tous ceux qui nous traitent d’antisémites, uniquement parce que nous osons condamner fermement le gouvernement Sharon et ceux qui le défendent et qui font semblant de comprendre que le mot antisionisme et le mot antisémitisme sont aussi opposés que les mots antinazisme et antigermanique. La différence saute pourtant aux yeux ! Mais des sionistes sont incapables de l’admettre. Nous préférons laisser la plume à un ancien ministre. Peut-être sera-il plus respecter que nous?

 

« LES DÉRIVES DE LA LUTTE CONTRE L’ANTISÉMITISME »

Il existe des choses qu’on ne devrait pas avoir besoin de redire. Nous
avions déjà écrit notre condamnation totale, inconditionnelle et définitive de l’antisémitisme, tel qu’il avait jadis été pratiqué par la Russie tsariste et porté au comble de l’horreur par le nazisme, sous la forme de la « Shoah ». Cet antisémitisme-là, le vrai, nous le combattrons toujours, comme les plus anciens l’ont combattu en résistant à l’occupant.


Qu’est-ce que l’antisémitisme ? C’est une forme du racisme qui rejette l’autre, en l’occurrence le Juif, non pour ce qu’il fait, mais parce qu’il est.  Les nazis n’ont pas fait de choix dans leur entreprise d’élimination. Même des anciens combattants de la première Guerre mondiale, qui s’étaient illustrés dans les armées du Kaiser, ont subi, comme les  autres, les affres de la « solution finale ». C’est intolérable, comme est intolérable le génocide des Arméniens ou celui des Tutsis par les Hutus au Rwanda; comme doit être condamné le racisme anti-arabe ou anti-noir, que l’on voit se manifester ici ou là. Si nous nous voulons humanistes, respectons l’Homme, dans son être.

Mais respecter l’Homme dans son être n’enlève rien au droit de juger les humains sur leurs actes. Du seul fait qu’il est un homme, l’Arabe, le Noir, le Tutsi, l’Arménien, le .... Juif, n’a pas droit à un brevet
d’infaillibilité. Dans chaque catégorie, comme aussi parmi les Français, les Allemands, les Anglais, les Américains, tous les autres et les Juifs aussi, il y a les bons, les moins bons, les médiocres et les mauvais. Condamner les erreurs, les fautes les exactions, les massacres commis par tel ou tel d’entre eux, cela n’est pas du racisme. Dire qu’en plusieurs circonstances, les autorités israéliennes et les forces armées israéliennes ont violé les droits de l’homme, ce n’est pas, ce ne peut pas être de l’antisémitisme.


Cependant, certains dirigeants de l’Etat dIsraël, certaines organisations qui le soutiennent, en France et ailleurs, n’hésitent pas à faire  l’amalgame. Critique-t-on Ariel Sharon, son gouvernement, tel ou tel aspect de sa politique, les opérations de son armée, l’édification d’un mur en plein milieu des exploitations agricoles des malheureux paysans arabes de Palestine ? On est antisémite ! Quel abus! On en arrive à la « police de la pensée », telle qu’Orwell l’a décrite.

 

 Nous nous élevons avec vigueur contre les sanctions prises, par la radio d’Etat, (s’il vous plaît !), pour cause d’antisémitisme, contre un éminent journaliste français Alain Ménargues, qui a couvert, parfois au risque de sa vie le conflit libanais, un de nos meilleurs connaisseurs du Proche Orient. Qu’a-t-il fait, pour mériter sa révocation ? Il a commis le crime (!) de traiter le Mur construit par les Israéliens en Palestine de « Mur de l’apartheid » et de « Mur de la Honte » ; Eh bien ! Nous reprenons à notre compte cette appellation, en rappelant que la Cour Internationale de Justice de La Haye a ordonné la destruction de ce mur, que l’Assemblée générale de l’ONU l’a formellement condamné et que la Cour suprême de l’ État d’Israël, lui-même, a jugé que son tracé s’écartait trop des lignes de démarcation qui séparent l’ État d’Israël des Territoires palestiniens occupés. Qu’attend-on pour les accuser d’antisémitisme?


Une bonne fois pour toutes, à l’adresse de chacun, et notamment des
organisations juives de France, qui rendraient plus service à l’Etat
d’Israël en observant une attitude plus neutre à l’égard de certains de ses dirigeants- : la critique de la politique d’Israël est libre. Ce n’est pas, ce ne sera jamais de l’antisémitisme de même que ce n’est pas de l’antisémitisme que de condamner le Juif qui a assassiné Ithzak Rabin.

La liberté de penser et d’exprimer sa pensée, dans le respect de la Loi, est la conquête majeure de la démocratie. Ce sont les tribunaux qui en sont les gardiens, non le CRIF ou la LICRA. Nous leur reconnaissons volontiers le droit de défendre des politiques que nous n’approuvons pas. Nous revendiquons la réciprocité. Mais nous refusons que des mesures législatives, justifiées, qui ont été décidées pour réprimer le racisme et l’antisémitisme, soient invoquées contre nous, qui ne jugeons pas les hommes ou les États pour ce qu’ils sont, mais pour ce qu’ils font ».

 

Par Torez

 

Michel Habib Deloncle

Sources : France-Pays Arabes, No 235, 11/2003, sur Google ou

(http://www.ublog.com/sdj/note/53)

 

Par Torez - Publié dans : honnetete
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