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Mardi 14 juin 2005

Voilà deux heures qu’un jeune garçon et son père attendent d’un air résigné, leurs modestes vélos à leur côté, la permission de rentrer chez eux. L’un de retour de petits boulots grappillés ça et là et l’autre de l’école située à quelques kilomètres de leur village natal. Le père et le fils espéraient arriver chez eux à temps pour le repas du soir, « Trop tard » leur ont fait savoir les soldats qui montent la garde, mitraillette à la main, en bordure de la barrière qui bloque désormais la route vers leur village. Ils ont pourtant leur « ausweis ».

NON ! Nous ne sommes pas sur la ligne de démarcation lors de la période pendant laquelle la moitié de la France fut occupée par les Allemands de 1940 à novembre 1942, mais près du petit village natal de nos deux compères : La bourgade d’Azzoum en Palestine, située de l’autre côté de la clôture israélienne

Clôture ? Mur ? Pour les élèves de Beit Amin, qui envahissent bruyamment la cour de l’école en ce doux matin d’automne, cette querelle de sémantique a bien peu d’importance : la barrière fait désormais partie de leur quotidien. En plus de leur sac d’école et leur maigre repas du midi, les adolescents de Beit Amin doivent penser d’apporter leur permis de passage avant de quitter leur foyer ; bien qu’arrivés à la barrière, ce sera tout de même le bon vouloir des soldats israéliens qui déterminera leur passage. Depuis plusieurs mois, l’unique établissement d’enseignement secondaire du village se trouve de l’autre côté de cette foutue clôture électrifiée qu’érige sans cesse Israël autour de la Cisjordanie. Et impossible de la franchir sans le passeport « ausweis » remis par l’armée israélienne.

Ces deux villages formaient une grande famille, elle est désormais divisée. Le père et le fils doivent maintenant surveiller l’heure si le soir ils désirent rendre visite à leur famille et leurs amis à Beit Amin. La barrière entre ces deux villages, ferme quotidiennement de 21 heures à 7 heures. Ce système fasciste est pire qu’une prison, car dans les prisons, les gardiens ont au moins la responsabilité de nourrir les incarcérés.

Plus loin, dans la bande de Gaza, la fumée s’échappe encore des décombres. Au milieu des grues, dans un vacarme assourdissant, une vieille dame fouille dans les ruines de sa petite maison, à la recherche de photos jaunies, de vieux souvenirs et d’autres objets personnels. Les bulldozers de Tsahal, fidèles à leurs habitudes, ont rasé le pâté de maisons...bilan : cinq morts, dont un enfant de quatre ans et plusieurs familles à la rue. Deux faits anodins par rapport à ce qui se passe de jour en jour sur cette terre de misère Palestinienne. C’était il n’y a pas très longtemps.

Souvenons-nous de ces derniers mois. Un processus électoral palestinien s’est officiellement ouvert le 20 novembre dernier. Parmi les aspirants à la candidature on trouve Cheikh Talal Sidr, ex dirigeant du mouvement extrémiste Hamas, qui avait fait alliance avec Arafat en 1996 et Abdel Sattar Qassem, professeur de sciences politiques et pourfendeur soi-disant d’une certaine corruption. Pendant un temps ce fut Farouk Kaddoumi qui succéda à Yasser Arafat, et maintenant Mahmoud Abbas vient d’être élu démocratiquement.

Mais parmi tous ces chefs  palestiniens...un seul dirige vraiment l’avenir de la Palestine. Un ÉNORME MOLOCK, en hébreux « ha-Molek », qui jamais ne lâchera prise malgré toutes ses belles promesses de décolonisation. Il continuera d’asservir jusqu’à l’os, le reste du territoire Palestinien de la Cisjordanie. D’autant que son copain Bush et sa bande d’Évangélistes envoient un milliard de dollar aux colons Juifs par an, même si georges debleyou vient d’appeler les autorités israéliennes au calme et à geler le développement des colonies en Cisjordanie.

 Cela n’a pas empêché le 9 avril dernier, Tsahal de tirer à la mitrailleuse sur cinq adolescents de 15 et 14 ans jouant au football, dont trois ont été tués. Et on veut nous faire croire que Bush et Sharon, qui vont se rencontrer dans le ranch du cow-boy américain de Crawford (Texas), que tout ira bien pour l’avenir des Palestiniens. Rien ne va changer ! Israël continuera sa galopante colonisation, jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un désert comme pays pour les Palestiniens, et si je me trompe, je boufferai non seulement la moelle mais l’os avec.

 

Sharon et sa clique de sionistes, sont revenus à la case départ. Il faut le dire même si cela ne plait pas à tout le monde, car cela est vrai. Depuis la prise de Jérusalem en l’an mille avant J.C par le Roi David, victorieux des Philistins, des Moabites, du Roi de Çoba, des Araméens de Damas, des ammonites, des Amalécites et des Édomites. Tout comme David, Sharon poursuivra sa lutte jusqu’à ce qu’il obtienne pour le peuple Hébreux, la mainmise sur toute la Palestine. Et si ce n’est lui, comme disait Lafontaine, ce sera donc son frère. Son frère de Sion, son frère du peuple élue, un frère qui comme tous ses semblables, estimera que ceux qui ne sont pas comme lui devront disparaître de cette région.

Tout cela n’est pourtant pas difficile à comprendre, puisque l’histoire se répète.

Torez

 

Par Torez - Publié dans : honnetete
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Lundi 13 juin 2005

Je dois dire que tous les textes de cet exposé, sont issus de différents auteurs que je nommerai dans cet article. Je n’invente donc rien. Mais j’ai mal dans tout mon être de voir que 118 ans plus tard, l’humanité malgré sa science accumulée, n’a pas encore appris à gérer sa violence. Étant féru d’histoire, je me suis donc servi du passé pour laisser chers lecteurs, à votre mémoire le soin d’analyser comme je l’ai fait, les similitudes qui m’ont interrogé.

   

" Le massacre de Sabra et Chatila perpétré il y à vingt ans, en septembre 1982, qui vit l’assassinat de centaines de civils dans les camps du Liban par les milices libanaises de droite, sous l’oeil complice des soldats israéliens, est vécu par les Palestiniens comme une étape supplémentaire dans une histoire ponctuée de massacres et d’exactions, de Deir Yassine à l’opération " rempart ", en passant par qibya. Pour eux c’est encore le présent." 

Il y a 141 ans, un massacre similaire avait lieu loin de la Palestine, mais tout aussi odieux.

1864 LE MASSACRE DE SAND CREEK.

Lorsqu’ils s’installèrent dans les Blacks Hill, les Cheyenne y trouvèrent déjà les Arapaho avec lesquels ils s’entendirent. Leurs besoins étaient les mêmes. Ils s’allièrent souvent contre l’armée des États-Unis. Ces tribus étaient unies. Avec l’arrivée massive de nouveaux colons, quelques incidents ( rares toutefois ) eurent lieu. Mais le massacre de Sand Creek aggrava la situation, et une guerre commença.

À la fin de la guerre contre les Blancs, les Cheyenne durent intégrer des réserves et leur nombre diminua. Le massacre de Sand Creek eut lieu le 29 Novembre 1864 et fut surnommé le "Massacre de Chivington ". Avec l’arrivée massive de colons, des incidents apparurent et les officiers du territoire du Colorado demandèrent aux Cheyenne et aux Arapaho, de regagner les forts pour discuter d’un arrangement. Le jour dit, le Colonel Chivington, qui était pour l’extermination des Indiens, se présenta devant eux. Alors que le chef Cheyenne Black Kettle, avait hissé le drapeau US et le drapeau blanc, le Colonel, soutenu par 700 hommes de troupe, ordonna le massacre.

Deux tiers des Indiens étaient des femmes et des enfants. 500 Indiens furent massacrés et les soldats mutilèrent les corps de 200 d’entre eux. Il semblerait que des soldats de l’armée régulière n’aient pas participé au massacre, car je cite, " c’était indigne de notre rang de soldat " (citation de Frederick A. Wilson, soldat).

"Ce fut le pire massacre jamais perpétré en si peu de temps contre les indiens. Les seuls responsables des tribus Amérindiennes furent les Yankees et les colons. De nombreux généraux américains sont des CRIMINELS de guerre et le resteront jusqu’à nos jours. Les massacres restent toujours impunis, et il existe encore et toujours des réserves. Où sont les droits de l’homme ? " Texte écrit par Dun knife et little Wolf.

" Je ne vous pardonnerai jamais d’avoir bouleversé un pays que j’aimais, dans une débauche monstrueuse de bêtise et de mort. Dans les camps de Sabra et Chatila, mon père et ma mère, que j’ai perdus dans l’Holocauste, ont été assassinés pour la seconde fois." écrivait peu de temps après le massacre, Itzhak Orpaz, romancier.

J’aurais pu souligner toutes les similitudes entre ces deux massacres, mais je laisse à l’intelligence des lecteurs le soin de le faire.

Torez

 

 

Par Torez - Publié dans : honnetete
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Lundi 13 juin 2005

Une vieille femme assise sur un parpaing de ciment tombé du mur de sa maison, pleure en silence. Un ange ou une femme très belle, s’est assis  à coté  d’elle, lui a pris les mains et doucement lui a demandé :

 

« Quel est ton nom? »

 

La vieille dame l’a regardé, lui a caressé le visage pour s’assurer qu’elle n’était pas encore une fois face à un rêve, un mensonge, une perfidie de plus que la vie lui envoyait.

 

« Je m’appelle Aminah et toi apparition as-tu un nom? »

 

« J’en ai plusieurs…Silvia, Leila, Adriana, tu choisis et je saurai que tu t’adresses à moi. »

 

« Tes noms sont tous jolis et tes yeux ne mentent pas. Je suis contente que tu sois là, à mes cotés. Je crois que nous allons parler toute les deux. » L’ange lui répondit.

 

« Je suis là devant toi, justement pour qu’enfin quelqu’un t’écoute et puisse transmettre ta peine, tes tourments au monde entier si tu le désires. Tu pleures des êtres chers disparus ? Tes larmes sont pour ta maison détruite ? Dis-moi ton chagrin. »

 

La vieille dame qui n’avait somme toute qu’une cinquantaine d’années, à voir son pauvre visage ravagé comme son univers, lui donnait vingt ans de plus. Que de lourds sillons sur cette face burinée comme sur un plat d’argent.

 

« Alors Aminah! Tu m’entends? Dois-je répéter ma question? »

 

« Non! J’ai compris ta mission mais je réfléchissais à l’importance des malheurs qui me sont arrivés. Ma maison ? Oui ! Bien sur !  La mort de mon sixième enfant durant la première Intifada, m’a presque fait mourir de peine. Il n’avait que 7 ans et jouait avec ses petits camarades, quand un éclair lui explosa le visage.  Aujourd’hui encore, je n’arrive plus à me souvenir de ses traits, je ne vois q’une pauvre frimousse dévastée par des éclats d’obus.  Mon deuxième fils fut tué à l’âge de 16 ans par des snipers. Mais ce n’est pas sur ces malheurs que je pleure…. Non! Non! Tais-toi ! Ne m’interromps pas.  Je n’ai plus de larmes pour mes enfants disparus, pour ma maison détruite, pour mon époux qui est devenu fou depuis la mort de ses fils.  Non ! Non ! Je n’ai plus de larmes pour cela car je les ai toutes pleurées. Dans mes yeux  il n’y en a plus pour ces fantômes. C’est du passé et je n’y peux rien. »

 

La vieille pris le bras de l’ange et  l’entraîna vers ce qui restait de sa demeure.

 

«  Regarde comment nous vivons  » dit-elle en montrant ce qui restait de sa maison, à peine meublée, et qui peut difficilement résister aux rigueurs des grands froids. L’ange regardait les murs fissurés à travers lesquels s’infiltraient la pluie et le vent, résultats d’explosions accompagnant les incursions et perquisitions à répétition de l’armée colonisatrice. Aminah reprit la parole.

 

« Tu vois bel enfant, nos sacrifices depuis 60 ans sont incommensurables.  On a tué et blessé nos enfants,  arrêté des  milliers d’entres eux, et détruit des centaines de maisons à coup de bulldozer, de bombardements, sans parler de notre économie saccagée, nos champs ravagés et notre liberté foulée aux pieds des colonisateurs. »  Elle baissa la tête comme pour mieux réfléchir afin de placer les priorités là ou elles devaient être.

 

« Vois-tu, si je pleures encore, si mes yeux versent encore des larmes, c’est pour une toute autre chose. Et si vraiment tu es là pour m’écouter, entends ceci. Nous ne  croyons plus aux promesses de paix du premier ministre Ariel Sharon… »  Ce nom était enfin lancé, et la vieille dame se sentit sûre d’elle même, s’exprimant sans craintes et avec l’assurance d’être entendue elle continua :

 

« …Ariel Sharon est le père de tous les massacres et ne peut pas se transformer en colombe du jour au lendemain. Ni les dirigeants Palestiniens, ni les dirigeants Arabes ne doivent faire confiance à Sharon. Nous sommes fatigués de la politique.   Il y a eu beaucoup de sommets à Charm El-Sheikh et ailleurs, et nous avons déjà entendu tout cela sans que rien ne change. Sharon ne respectera aucun de ses engagements parce qu’il n’y est pas obligé.  Voilà la vérité ! Sharon s’appuie sur un parti très fort et jouit du soutien inconditionnel des États-Unis. » La vieille dame ne pleurait plus, son visage était devenu sec comme une peau de chèvre au soleil. C’est l’ange qui avait pris la relève et qui maintenant versait des larmes d’impuissance face aux malheurs de cette femme.

 

« Ne pleure pas sur moi mon ange,  mais va à travers le monde dire ce qu’un petit peuple subit depuis 60 ans. Explique-leur la franchise des choses, ne fait pas comme certains qui arrangent les faits à leur convenance afin de ne point faire de vagues. Non ! Dis ce que tu as entendu et vu.  Dis la vérité. » L’ange pleurait toujours et la vieille dame termina ce qu’elle avait à dire.

 

« Mon nom, Aminah se traduit ainsi dans ta langue : (Dévote, Crédule) J’ai déjà été l’une et l’autre,  mais aujourd’hui je ne crois plus et je pleure la perte de ma foi en l’humanité. Je n’ai plus rien à te dire. » La vielle femme était toujours assise sur ce parpaing et l’ange avait du s’envoler pour répandre la parole d’Aminah.

 

Torez

 

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Mercredi 8 juin 2005

 

Quand nous voyons de plus en plus souvent des individus de bonne foi, osant critiquer les politiques de l’État d’Israël être accusés d’antisémitisme, avons-nous le droit de nous poser des questions ?

 

Qu’est-ce qui fait qu’en ce beau pays, nous ne pouvons plus prendre position sur ce que font subir les dirigeants de l’État Hébreux aux Palestiniens sans subir les foudres des sionistes de France ? Pourtant l’ONU, de par plusieurs de ses résolutions, a condamné Israël sur bien des points. Nous pourrions ici nommer toutes ces réprobations, mais là n’est pas notre but. L’ONU pourrait-elle être taxée d’antisémitisme, parce qu’elle condamne certains actes jugés par elle comme étant racistes ou du moins anti-humanitaires ? Nous savons déjà que des sionistes ont largement critiqué l’ONU pour ses prises de positions, mais sans toutefois oser encore la traiter d’antisémite. Alors si cette vielle dame qu’est l’ONU a la plupart du temps raison, pourquoi traite-t-on d’antisémites ceux qui sont d’accord avec ses résolutions ?

 

La plupart des gens qui critiquent les politiques d’apartheid d’Israël ne sont pas contre l’existence d’un État hébreux, mais tout simplement de la manière que les sionistes s’y prennent pour y arriver. Ce qui n’est pas du tout la même chose. Bien des Juifs, et même des rabbins, vont plus loin que certains critiqueurs non Juifs, ils sont carrément opposés à l’existence d’un États hébreux. En fait-on pour cela des antisémites ?

 

De plus en plus de braves gens, non seulement des étrangers, mais des personnes connues ayant toute leur vie manifesté une droiture irréprochable, sont soudainement accusées d’antisémitisme parce qu’elles ont osé critiquer les actes répréhensibles  commis envers les palestiniens par Israël. Nous sommes bien d’accord pour dire que toutes les attaques racistes envers qui que ce soit, doivent être stigmatisées. Mais à notre sens cela n’exclut pas le droit de dire, que depuis des décennies, les gouvernements israéliens ont tenté de discréditer tous ceux qui avec conviction ont critiqué les politiques israéliennes, et les ont accusés d’antisémitisme.

 

 S’il n’y avait que les dirigeants d’Israël qui accusent tous et chacun, cela serait un moindre mal, mais nous voyons maintenant en France s’élever des sionistes qui sans impunité dénigrent et accusent des gens honnêtes parce qu’ils sont tout simplement des humanistes. Et l’ennui, quand ces gens-là s’agitent pour soutenir colonisation, démolitions, massacres et autres exactions, c’est que le vieil antisémitisme, le VRAI, celui de l’extrême droite, peut prospérer en toute tranquillité. Les fachos les aiment bien ces gens-là, ils partagent les mêmes valeurs racistes. À trop faire semblant de confondre l’antisionisme des démocrates avec l’antisémitisme nauséabond des nazillons d’hier et d’aujourd’hui, les valets de Sharon affaiblissent la démocratie, oublient la laïcité et se renient au point de favoriser à longueur d’antenne le retour de la bête immonde sous toutes ses formes.

 

Ces sionistes accusent même les Juifs qui ne sont pas d’accord avec ce qui se passe en Israël et ces Juifs sont légion et nous les entendons de plus en plus s’exprimer contre cet hideux apartheid et eux aussi sont traités d’antisémites. Si les gouvernements de la France ne mettent pas un holà à cette escalade raciste de la part des sionistes, nous espérons que nos cours de justice sauront faire la différence entre antisémitisme et antisionisme. Cela n’est pourtant pas compliqué ! Sommes-nous anti-chiliens parce que nous condamnons les crimes de Pinochet ? Ou anti-américains parce que nous sommes contre les politiques hégémoniques guerrières de Bush ? Soyons sérieux et ne laissons pas des fanatiques prendre le dessus sur le bon sens.

 

Torez

 

Explication de la photo : (JDL Jewish Defense League ) Site raciste en France sous Wikipedia : (http://fr.wikipedia.org/wiki/Ligue_de_D%C3%A9fense_juive )

 

 

 

 

 

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Mardi 31 mai 2005

Les Français vivant au Canada se posent certaines questions.

 

Ce NON à la constitution européenne est-il sérieux ?

 

Nous ne savons pas si beaucoup de Français ont trinqué à la victoire du NON sur le projet constitutionnel européen, mais  nous savons que George W Bush, de l’autre côté de l’Atlantique a  sablé le champagne à la Maison Blanche en apprenant la nouvelle. La France vient de donner à l’Amérique un énorme sursis, qui lui permettra peut-être, si elle sait bien brasser ses dés avec sa compagne Britannique, de placer des jalons importants en Europe, afin non seulement de la diviser, puisque c’est déjà fait, mais de la diriger plus à son aise. Et Dieu sait si la Grande Bretagne jubile de ce résultat référendaire français. Ceci est l’opinion des nords- américains et des Français qui habitent ce continent et qui ont voté oui à 77 % lors de ce référendum. Le reste de cet article n’est que questionnement, et n’a plus rien à voir avec notre opinion.

 

Doit-on être fier de cette victoire du non ? Mais avant tout, qui sont ceux qui ont voté non ? Une chose est certaine, ce ne sont pas ceux de la gauche caviar ni ceux de la droite gaulliste. Alors, il ne reste que ceux de l’extrême droite raciste de Le Pen et de De Villier, et d’autre part les communards d’extrême gauche. Soit en gros, 18 % représentant l’extrême droite et 18 % représentant l’extrême gauche, qui à eux deux ont récupéré 20 % des indécis de droite et centre gauche. Voilà le vote des Français en faveur du NON. Que l’on soit d’accord ou pas. Et nous répétons, y a t-il de quoi être fier d’avoir gagné ce référendum, surtout avec l’appuie des racistes de l’extrême droite ?  

 

Nous connaissons tous ce qui a motivé les partisans d’extrême droite et ceux d’extrême gauche et nous savons aussi, que ce ne sont pas du tout les mêmes raisons qui ont fait dire NON aux uns et aux autres. Heureusement ! Quant aux indécis, l’avenir nous dira peut-être dans quel camps du non ils se sont logés.

 

Maintenant, devons-nous nous attendre à de bonnes choses grâce au résultat de ce référendum ? Comme pour le reste, nous posons la question et ne sommes pas là pour prendre position, mais avant tout pour nous inquiéter ou pas du résultat de ce référendum. Quand nous écoutons l’opinion des Français d’extrême droite ayant voté NON. Nous entendons : « Enfin les Français pourrons décider de leur avenir sans se soucier des autres…les Hollande et les Raffarin dehors ! » ou encore : « La France aux français et balayons enfin ceux qui nuisent à notre pays… les socialistes et leurs amis de la droite chiraquienne »

 

Du côté de l’extrême gauche, effectivement il y a des différences. Le discours, à 50 % n’est pas le même. Exemple : « Ouai ! Les travailleurs français, les transgéniques… chuis pour…mais qu’on me foute dehors tous ces cons de Hollandes, Raffarin et compagnie. » Ou encore : « Chouette la révolution recommence. 1789 vient d’ouvrir ses portes. Dans les semaines qui suivent manifs…grèves…et d’autres joyeusetés ! Raffarin viré ! Et les Pays Bas vont nous suivre. » À date, nous n’avons guère entendu ni d’un côté ni de l’autre réponse populaire très structurées. Par contre, d’un côté comme de l’autre, on demande le retrait de la gauche caviar de Hollande et Jospin et de la droite Gaulliste des Sarkozy, Raffarin et Chirac. Est-ce avant tout pour cela que ces deux factions auraient voté ?

 

Et si c’était la réalité, du moins pour le 20 % d’indécis, il n’en reste pas moins que cela est très inquiétant. Ne retrouvons-nous pas une France frileuse, cafardeuse chez ces indécis ? Une France révolutionnaire et communarde d’un autre âge chez l’extrême gauche ? Et une France égoïste et raciste en dernier lieu chez l’extrême droite ? Les Français ont-ils vraiment voté contre cette nouvelle constitution européenne, ou pour un changement politique radical dans leur propre pays ? La France n’a –t-elle pas par ce NON, fragiliser pour encore des années, la puissance de l’Europe face aux hégémoniques et énergivores  États-Unis ?

 

La fameuse gauche caviar comme les Français eux-mêmes l’appellent, et la droite de tous ceux qui se battent pour le pouvoir, ont soutenu main dans la main jusqu’à la fin le OUI à cette constitution. Mais ils n’étaient pas les seuls. Bien évidemment les entreprises qui n’y voyaient que peu de social et peu de dommage pour leur expansion, mais aussi la plupart des syndicats ouvriers et professionnels qui trouvaient par contre que les français avaient beaucoup obtenu dans cette nouvelle constitution. Un pas en avant est-il mieux que le statu quo ? Alors que veux dire ce NON? Et avant de répondre à cette question, il ne s’agit pas de sauter automatiquement comme soit un fanatique d’extrême droite ou d’extrême gauche dans ce débat. Il faut y réfléchir et si besoin nous apercevoir que les Français ont peut-être pété une coche en répondant de travers à cette question référendaire. De Gaulle l’a déjà dit « J’aime la France mais les français sont des veaux » Avait-il raison ?

 

En tout cas, ce ne sont pas les « récupérationnistes » politiques comme les Hollande et Sarkozy qui imputent la défaite du OUI au gouvernement Raffarin qui feront avancer la France dans le giron de l’Europe. Mais pouvons-nous trouver meilleurs décideurs pour la France chez l’extrême droite ou l’extrême gauche ? Une chose est évidente, et là nous réclamons de prendre position comme dans le premier paragraphe. Ce n’est pas l’arriviste Sarkozy qui va remettre la France sur les rails.

 

Autrement dit, la France qui a été le moteur de l’union européenne depuis des décennies dont le général De Gaulle fut le catalyseur, risque-t-elle aujourd’hui en ayant dit NON à la constitution de dire NON à l’Europe et au support stratégique de ses politiques futures ? Ici en Amérique, autant chez les républicains que chez les démocrates, tous pensent que la France s’est marginalisée et que grâce à ce NON l’Europe devient moins inquiétante pour les politiques expentionistes et mondialistes de l’Amérique. La France a t-elle vraiment gagné quelque chose par ce NON majoritaire ?

 

OUI ! Une lutte à droite entre Sarkozy et de Villepin et à gauche entre Lang et Hollande pour les prochaines présidentielles. Chouette ! Voilà du changement pour l’avenir de la France ! C’est à des duos semblables que les Français devraient dire NON.

 

Entre temps félicitation et bonne chance au nouveau Premier Ministre monsieur Dominique de Villepin. Il va avoir du pain sur la planche.

 

Torez

 

Par Torez - Publié dans : honnetete
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