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Mardi 31 mai 2005

Les Français vivant au Canada se posent certaines questions.

 

Ce NON à la constitution européenne est-il sérieux ?

 

Nous ne savons pas si beaucoup de Français ont trinqué à la victoire du NON sur le projet constitutionnel européen, mais  nous savons que George W Bush, de l’autre côté de l’Atlantique a  sablé le champagne à la Maison Blanche en apprenant la nouvelle. La France vient de donner à l’Amérique un énorme sursis, qui lui permettra peut-être, si elle sait bien brasser ses dés avec sa compagne Britannique, de placer des jalons importants en Europe, afin non seulement de la diviser, puisque c’est déjà fait, mais de la diriger plus à son aise. Et Dieu sait si la Grande Bretagne jubile de ce résultat référendaire français. Ceci est l’opinion des nords- américains et des Français qui habitent ce continent et qui ont voté oui à 77 % lors de ce référendum. Le reste de cet article n’est que questionnement, et n’a plus rien à voir avec notre opinion.

 

Doit-on être fier de cette victoire du non ? Mais avant tout, qui sont ceux qui ont voté non ? Une chose est certaine, ce ne sont pas ceux de la gauche caviar ni ceux de la droite gaulliste. Alors, il ne reste que ceux de l’extrême droite raciste de Le Pen et de De Villier, et d’autre part les communards d’extrême gauche. Soit en gros, 18 % représentant l’extrême droite et 18 % représentant l’extrême gauche, qui à eux deux ont récupéré 20 % des indécis de droite et centre gauche. Voilà le vote des Français en faveur du NON. Que l’on soit d’accord ou pas. Et nous répétons, y a t-il de quoi être fier d’avoir gagné ce référendum, surtout avec l’appuie des racistes de l’extrême droite ?  

 

Nous connaissons tous ce qui a motivé les partisans d’extrême droite et ceux d’extrême gauche et nous savons aussi, que ce ne sont pas du tout les mêmes raisons qui ont fait dire NON aux uns et aux autres. Heureusement ! Quant aux indécis, l’avenir nous dira peut-être dans quel camps du non ils se sont logés.

 

Maintenant, devons-nous nous attendre à de bonnes choses grâce au résultat de ce référendum ? Comme pour le reste, nous posons la question et ne sommes pas là pour prendre position, mais avant tout pour nous inquiéter ou pas du résultat de ce référendum. Quand nous écoutons l’opinion des Français d’extrême droite ayant voté NON. Nous entendons : « Enfin les Français pourrons décider de leur avenir sans se soucier des autres…les Hollande et les Raffarin dehors ! » ou encore : « La France aux français et balayons enfin ceux qui nuisent à notre pays… les socialistes et leurs amis de la droite chiraquienne »

 

Du côté de l’extrême gauche, effectivement il y a des différences. Le discours, à 50 % n’est pas le même. Exemple : « Ouai ! Les travailleurs français, les transgéniques… chuis pour…mais qu’on me foute dehors tous ces cons de Hollandes, Raffarin et compagnie. » Ou encore : « Chouette la révolution recommence. 1789 vient d’ouvrir ses portes. Dans les semaines qui suivent manifs…grèves…et d’autres joyeusetés ! Raffarin viré ! Et les Pays Bas vont nous suivre. » À date, nous n’avons guère entendu ni d’un côté ni de l’autre réponse populaire très structurées. Par contre, d’un côté comme de l’autre, on demande le retrait de la gauche caviar de Hollande et Jospin et de la droite Gaulliste des Sarkozy, Raffarin et Chirac. Est-ce avant tout pour cela que ces deux factions auraient voté ?

 

Et si c’était la réalité, du moins pour le 20 % d’indécis, il n’en reste pas moins que cela est très inquiétant. Ne retrouvons-nous pas une France frileuse, cafardeuse chez ces indécis ? Une France révolutionnaire et communarde d’un autre âge chez l’extrême gauche ? Et une France égoïste et raciste en dernier lieu chez l’extrême droite ? Les Français ont-ils vraiment voté contre cette nouvelle constitution européenne, ou pour un changement politique radical dans leur propre pays ? La France n’a –t-elle pas par ce NON, fragiliser pour encore des années, la puissance de l’Europe face aux hégémoniques et énergivores  États-Unis ?

 

La fameuse gauche caviar comme les Français eux-mêmes l’appellent, et la droite de tous ceux qui se battent pour le pouvoir, ont soutenu main dans la main jusqu’à la fin le OUI à cette constitution. Mais ils n’étaient pas les seuls. Bien évidemment les entreprises qui n’y voyaient que peu de social et peu de dommage pour leur expansion, mais aussi la plupart des syndicats ouvriers et professionnels qui trouvaient par contre que les français avaient beaucoup obtenu dans cette nouvelle constitution. Un pas en avant est-il mieux que le statu quo ? Alors que veux dire ce NON? Et avant de répondre à cette question, il ne s’agit pas de sauter automatiquement comme soit un fanatique d’extrême droite ou d’extrême gauche dans ce débat. Il faut y réfléchir et si besoin nous apercevoir que les Français ont peut-être pété une coche en répondant de travers à cette question référendaire. De Gaulle l’a déjà dit « J’aime la France mais les français sont des veaux » Avait-il raison ?

 

En tout cas, ce ne sont pas les « récupérationnistes » politiques comme les Hollande et Sarkozy qui imputent la défaite du OUI au gouvernement Raffarin qui feront avancer la France dans le giron de l’Europe. Mais pouvons-nous trouver meilleurs décideurs pour la France chez l’extrême droite ou l’extrême gauche ? Une chose est évidente, et là nous réclamons de prendre position comme dans le premier paragraphe. Ce n’est pas l’arriviste Sarkozy qui va remettre la France sur les rails.

 

Autrement dit, la France qui a été le moteur de l’union européenne depuis des décennies dont le général De Gaulle fut le catalyseur, risque-t-elle aujourd’hui en ayant dit NON à la constitution de dire NON à l’Europe et au support stratégique de ses politiques futures ? Ici en Amérique, autant chez les républicains que chez les démocrates, tous pensent que la France s’est marginalisée et que grâce à ce NON l’Europe devient moins inquiétante pour les politiques expentionistes et mondialistes de l’Amérique. La France a t-elle vraiment gagné quelque chose par ce NON majoritaire ?

 

OUI ! Une lutte à droite entre Sarkozy et de Villepin et à gauche entre Lang et Hollande pour les prochaines présidentielles. Chouette ! Voilà du changement pour l’avenir de la France ! C’est à des duos semblables que les Français devraient dire NON.

 

Entre temps félicitation et bonne chance au nouveau Premier Ministre monsieur Dominique de Villepin. Il va avoir du pain sur la planche.

 

Torez

 

Par Torez - Publié dans : honnetete
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Commentaires


 










 



Lettre d’un grand père allemand à son petit-fils français

 




 



LA CONSTITUTION  FRANCAISE DE L’EUROPE

 




 



Mon cher petit-fils,

 




 



J’ai été surpris de voir ton esprit civique à un âge où on se fout pas mal de pareilles billevesées. J’ai été encore plus surpris de m’apercevoir que tu avais déjà l’âge d’aller voter. Tu veux que je lise pour toi cette énorme et confuse élucubration et que je t’en fasse un résumé assorti de conseils judicieux.

 



Je l’ai relue dans cette optique et je te fais grâce d’explications détaillées.

 



La présentation est un peu ringarde car, elle ignore superbement la norme AFNOR de numérotation des chapitres, titres et sous-titres. Le repérage est pénible.

 



C’est donc une constitution française pour l’Europe. On y retrouve la « patte » de l’Ecole Nationale d’Administration, familière à tous les lecteurs du « JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE ». En l’occurrence, c’est précis comme l’analyse d’un avion renifleur. On y retrouve une forme et une subtilité spirituelle déjà appréciés avec la législation sur l’invention de l’avoir fiscal, sur l’imposition des plus values, et les réglementations catastrophiques sur le « regroupement familial », enfin tout ce qu’un journaliste appelait avec humour « l’autoritarisme mou ».

 



Comme dans nos lois inapplicables (littoral et SRU 2000, Etc.…), le verbe pouvoir remplace le verbe devoir, ce qui permet aux décideurs une abstention légale et une inefficacité certaine. Là encore, le législateur laisse la décision aux hauts fonctionnaires et aux juges administratifs. Enfin, comme dans toutes les législations françaises, les dérogations abondamment prévues transforment les meilleures intentions en vœux pieux parfaitement inutiles.

 



Lorsqu’il a fallu abandonner le droit régalien de « battre monnaie », on n’a pas eu besoin de constitution. L’impossibilité de faire tourner la planche à billets, pour boucher les trous du budget par des dévaluations, ne permet plus le déficit budgétaire programmé, ni la gestion sur une hypothétique croissance.

 



Ignorant superbement cet incontournable postulat, la constitution imaginée par des Inspecteurs des Finances, entérine les mauvaises manières de la quatrième République, ressuscitées par François MITTERAND et poursuivies par les « blancs bonnets » qui ont succédé aux « bonnets blancs ». Les mêmes se retrouvent avec bonheur pour approuver des deux mains ce qui condamne le système.

 



Que dire de cette phrase de l’article I – 16 (2) qui prévoit la nécessité d’une coopération loyale entre les rouages de cette organisation farfelue. Une coopération loyale ? Cela va sans dire et cela va encore mieux en ne le disant pas. On a vu ce que cela donnait pour accompagner la douteuse intervention américaine en IRAK. Quelle belle et loyale unanimité.

 



Enfin, cerise suprême sur le gâteau, la procédure de révision semble inspirée par notre code de l’urbanisme au chapitre de la révision du Plan d’Occupation des Sols (le fameux P.O.S amoindri en P.L.U). Puisqu’on peut la réviser, à quoi sert-elle si le suffrage universel n’intervient plus ?

 



Le rêve d’une Europe centrée sur le fameux « noyau dur de base », se répandant comme une tache d’huile destinée à s’étendre, en intensité, par l’unification des institutions, fiscales, économiques et sociales, ne se traduit pas dans ce verbiage vaseux.

 



A vouloir tout prévoir, on s’enferme dans un carcan parfaitement irréaliste. Le plus étonnant c’est de voir l’Allemagne avaler de telles couleuvres. Il est vrai qu’engourdie dans une repentance obligatoire des jeunes générations pour les folies de leurs anciens, elle n’ose plus rien dire. En lisant cette débauche de verbiage de la constitution française de l’Europe, on peut se remémorer l’affiche de la propagande allemande de 1938 : Un balai « européen » dépoussiérait devant la porte en expulsant un coq bleu blanc rouge, courroucé,  avec des livres et des journaux à la mode française. La légende :

 



« Dehors le fatras français », est redevenue d’actualité.

 



Il suffira de remplacer le nom d’un des journaux balayés par celui de « constitution française pour l’Europe », pour rajeunir l’affiche.

 



Mon cher petit fils, je n’ai pas le droit de choisir pour toi. Je déplore que le vote « blanc » n’ait pas de signification. Il serait si bon qu’il corresponde, non à un refus total, mais à la réclamation d’un organigramme cohérent assurant le succès de l’application. Je vais donc, moi aussi, employer ce fameux verbe pouvoir.

 




 



Au OUI des vaincus on peut préférer le NON de la résistance.

 




 




 




 




 




 


Commentaire n°1 posté par Franᅵois TATARD le 24/06/2007 à 18h48

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