G.W.Bush prend les bouchées doubles !

La santé économique des Etats-Unis se dégrade de plus en plus, depuis la venue de G.W Bush à la présidence. Notamment après ses guerres en Afghanistan et en Irak. En quatre ans le budget annuel du Pentagone et de la sécurité interne a augmenté de 87 $ milliards. Une hausse de 28% depuis les années de règne de ce super président. Sous le mandat de son prédécesseur, Bill Clinton, les Etats-Unis bénéficiaient dun excédent budgétaire de 128 $ milliards. En 2004, cela se traduisait par un déficit de 412 $ milliards, la plus galopante hausse de toutes les administrations présidentielles de lAmérique. Il ny a pas à dire les américains se sont dotés dun administrateur hors pair en tant que président. Et ils ont osé le réélire. Pourtant certains voient clair.
Monsieur Josh Bivens, économiste de lEconomic Policy Institute, un groupe qui élabore des tactiques afin de protéger une prospérité économique aux Etats-Unis nous dit que : « Le vrai problème, ce nest pas le déficit actuel, mais ceux du futur et si les réductions dimpôts de G.W.Bush continues, on ne verra plus la fin des déficits. » Faut dire ici, que les fameuses baisses dimpôts dont parle ce monsieur, favorisent uniquement les individus fortunés.
Il y a peine quatre mois, la dette publique de lAmérique Bushienne atteignait les 7 700 $ milliards. Pour le simple citoyen, ce nombre astronomique dépasse lentendement et il est ardu den concevoir limportance. Pour donner une approximation de lampleur de ce déficit figurons-nous sept fois les revenus annuels des six plus grosses compagnies de pétrole dans le monde. Quand on sait les profits incommensurables que ces pétrolières peuvent faire.
Par comparaison, la France qui est en tête de peloton en Europe par rapport à sa dette, à la même époque totalisait 1 270 $ milliards de dettes, soit 6 430 $ de moins que les Etats-Unis. Une différence par rapport aux populations des deux pays de 1 350 milliards de dollars. Ce qui nest tout de même pas rien. Il nous faut dire aussi que ladministration Chirac depuis ses deux mandats, même si elle a fait mieux que Bush et sa clique de 1 350 milliards de dollars, elle na pas autant investit dans larmement et sa sécurité intérieure mais quand même endetté les Français dune façon plus quinquiétante. Chez nous aussi il faut que ça change pour le mieux.
Mais poursuivons létude de cas ruineuse de la soi-disant puissante économique des Etats-Unis. Cette dette faramineuse américaine est loin davoir terminé sont ascension et atteint ses limites, puisquelle augmente tous les jours de 1.2 milliards de dollars et quelle envisage en 2005 un déficit record de 427 $ milliards. Et quant les intérêts monteront, le service de la dette sera dautant plus lourd, quil pourrait atteindre en 2010 les 314 $ milliards par an selon les prévisions du gouvernement lui-même.
Selon de contrôleur général des Etats-Unis, David Walker, rien nira en saméliorant durant la prochaine décennie, puisquil prévoit un Tsunami qui déferlera sur les finances de son pays. Tous ces pronostics nincluent pas les 80 milliards qui devront être déboursés dici la fin de lannée pour la poursuite du maintien des troupes en Afghanistan et en Irak et nincluent pas non plus les coûts de la réforme du système de retraite que Bush a décidé dentreprendre et pour y parvenir le gouvernement américain devra emprunter environ 2 000 milliards de plus dans les 10 prochaines années. David Walker estime que pour lamélioration de la « Social Sécurity » (régime assurant une protection pour les aînés et les moins argentés) cela pourrait entraîner à long terme un trou budgétaire denviron 43 000 milliards de dollars, ce qui équivaut à quatre fois la valeur de léconomie des Etats-Unis et 20 fois les recettes fiscales annuelles du gouvernement fédéral.
Enfin, « l Economic Policy Institute » prédit que dici une décennie si ladministration Bush continue de maintenir son régime fiscal famélique, les revenus seront engloutis par la santé, le système de retraite et le remboursement de la dette. Il ne restera rien pour léducation, la justice et les transports, qui devront être financés à crédit. Comment ce pays ferait-il pour vivre aussi grassement sans puiser à même les capitaux étrangers investis chez eux ? Laurence Kotlikoff, professeur à lUniversité de Boston nous dit que « le gouvernement de Georges Walker Bush est en faillite et la seule façon dy remédier sera daugmenter les impôts de 78 %, réduire les prestations de retraite et dassurance-maladie de plus de la moitié, ou éliminer toutes dépenses arbitraires.
De plus, Stephen Roach, économiste de la Banque Morgan Stanley, affirme que « la dépendance expansive des Etats-Unis envers des prêts accordés par plusieurs pays, risque de leur faire subir un super choc économique. Une brusque chute du dollar pourrait entraîner un Crash, une dépréciation du marché immobilier et une crise économique. LAmérique joue avec le feu en sappuyant continuellement sur lindulgence des pays étrangers. Lincendie est inévitable ». Avant l'incendie, Bush est en train de faire fondre l'économie de son pays, comme un chien qui pisse sur un bonhomme de neige.

Torez
Sources : http://www.macleans.ca/topstories/world/article.jsp?content=20050307_101541_101541
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